
Ce week end s'est tenue pour sa 11ème année le festival
Marsatac. Je dois vous avouer que je suis déçue de ma ville. Et cette année où collectivement, nous nous félicitons que Marseille soit capitale européenne de la
culture en 2013, je suis non seulement déçue mais aussi perplexe. Car ce festival est bien la preuve s’il en fallait une, de l’incompétence de la Ville en matière culturelle.
Marsatac c’est un festival où prés de 30.000 personnes sont présentes pendant trois jours. Quel festival hormis bien sûr la Fiesta des Suds regroupent autant de monde ? Marsatac c’est l’ouverture
d’esprit avec des groupes venant des 4 coins du monde et représentant toutes les cultures et les tendances musicales actuelles.
Quoi de mieux lorsque l’on dit que le meilleur atout de Marseille c’est sa diversité. Le festival Marsatac c’est aussi la preuve qu’à Marseille, il est possible d’organiser des grands événements
sans souci (avec une sécurité présente mais qui sait rester discrète) ; Marsatac enfin, ne donne pas de leçons aux gens mais se les applique avec un festival complètement tourné vers le
développement durable (parking à vélo, toilettes sèches, recyclage etc).
Et pourtant comme chaque année Marsatac a du se battre et une fois encore la ville n'a pas réussi à proposer un vrai lieu pour que cet événement se déroule au coeur de Marseille, cela empêche donc
le festival de se développer et d’exister vraiment (
lire l'article de Libération). Après onze édition difficiles, il
est normal que les responsables du festival pensent sérieusement à quitter Marseille l’année prochaine ; je ne le souhaite pas.
Jamais ce festival n’a reçu les encouragements et les remerciements pour ce qu’ils font pour notre Ville, jamais ils n’ont eu la publicité qu’ils méritaient. Il n’y a qu’à voir pas très loin à Lyon
comment ce genre d’événements culturels est mis en avant comme
les nuits de Fourvière par exemple ou
les Nuits sonores. Alors par ce billet, je voulais rendre hommage aux
organisateurs et aux artistes qui font vivre ce magnifique festival et j’espère qu’ils reviendront sur leur décision de partir car Marseille Provence 2013 ne pourrait se faire sans eux.