M. le Maire, Chers collègues,
Pour la seizième fois, vous nous proposez le rapport d’orientations budgétaires en février et le vote du budget primitif à la fin mars.
Toutes les grandes villes le font en décembre ou janvier. Mais avec votre municipalité, les habitudes, aussi mauvaises soient-elles, restent les habitudes. Vous donnez là un bel exemple de l’efficacité et de la modernité de votre gestion.
Pourtant, en 2012, cet archaïsme ne sera pas forcément un inconvénient. Car avec le rythme des annonces de dernière minute du Président de la République (non candidat comme tout le monde le sait), l’environnement économique et législatif est particulièrement instable. La TVA antisociale, si elle est appliquée, ne frappera pas que les foyers modestes.
Ainsi, d’après Philippe Laurent, élu DVD et spécialiste des finances, elle devrait coûter 300 millions € aux collectivités locales. Et la menace de voir baisser, une nouvelle fois, les dotations aux collectivités locales « qui ne seraient pas vertueuses » est, elle aussi, bien réelle.
A ce sujet, je me permettrai simplement de remarquer que le déficit de l’ensemble des collectivités locales sera en 2011 de 0,1% alors que celui de l’Etat est de 4,5%, soit 45 fois plus !
Alors quand on prétend donner des leçons de rigueur budgétaire, il faudrait d’abord balayer devant sa porte comme vous le dites souvent M. le Maire.
J’en reviens à Marseille, dont plus personne, à part M. Moraine, n’ignore la gravité de la situation financière.
Avec une dette de plus de 2 milliards (puisque j’y inclus, comme y oblige la loi, la dette du contrat de partenariat du stade), notre commune va être directement touchée par la perte du AAA de notre pays.
Ce que M. le Président de la République (non candidat) considérait, il y a peu encore, comme un « trésor national » a aujourd’hui disparu de ses préoccupations.
Mais avec une ressource plus chère et plus rare, notre ville risque d’affronter une hausse importante de ses frais financiers ainsi qu’une situation de trésorerie difficile. J’espère donc que l’emprunt obligataire de 150 millions € que s’apprête à émettre notre ville sera un succès malgré le contexte actuel de quasi récession économique.
A ce propos, je dois vous dire M. le Maire, que j’ai été assez surprise de votre dernière déclaration devant les chefs d’entreprise. Je vous cite « nous sentons UN PEU arriver aujourd’hui la crise à Marseille ». après les propos déplacés de M Tourret c’est à votre tour ! Etait-ce de l’humour ou a-t-on mal retranscrit vos propos ?
Pensez vous, sincèrement, M. Le Maire, que les 76000 chômeurs (16500 de plus en 3 ans), les 13,5% d’adultes allocataires des minima sociaux ou les 28% d’habitants vivant en dessous du seuil de pauvreté sont UN PEU touchés par la crise et cela seulement depuis quelques semaines?
Peut être faisiez-vous allusion au fait que notre ville est aussi classée 3ème en nombre de redevables de l’impôt sur la fortune et que pour ces foyers, le bouclier fiscal, la réduction de l’ISF ou l’exonération des droits de succession, leur laisse encore un peu de quoi à vivre (au moins jusqu’au 6 mai !).
Un document qui émane du Comité Communal d’Action Sociale nous donne d’ailleurs matière à réflexion. Ce rapport montre, chiffres à l’appui, que Marseille est la grande ville la plus touchée par la pauvreté et la précarité, mais aussi par les inégalités de revenu. C’est d’ailleurs pour cette raison que notre groupe s’est opposé fermement à la diminution de l’abattement à la base qui touche de manière uniforme 85% des contribuables. Et c’est pour cette même raison que nous critiquons votre gestion car elle ne s’attaque pas assez au problème de la pauvreté et des inégalités qui minent notre ville.
Je prendrais ainsi trois domaines dans lesquels la commune intervient directement ou indirectement :
en matière de logements, ce n’est pas vous faire injure de dire que vous avez privilégié, pendant de trop longues années, l’accession privée au détriment de l’habitat social alors que 80% des marseillais peuvent prétendre à ce type de logement. Et aujourd’hui, alors que la communauté urbaine accélère la production de logements bon marché, vous faites en sorte de conserver une répartition très déséquilibrée de ces logements en freinant un certain nombre de projets dans ce que l’on appelle les « beaux quartiers ». Ce qui se passe à l’heure actuelle dans le 8ème arrondissement avec la multiplication des lotissements haut de gamme est tout à fait éclairant à ce sujet.
Et avec la hausse de 30% des droits à construire décidée dans la précipitation par le Président de la République (non candidat), les promoteurs se frottent une nouvelle fois les mains. Mais pas forcément les habitants de ces quartiers, qui n’en peuvent plus des embouteillages et de la pénurie d’équipements et de services publics. Je vous le dis, M Le Maire, nous ne vous laisserons pas dénaturer le quartier de Montredon.
En matière d’écoles, vous avez fait quelques efforts d’investissement même si depuis des années, les budgets stagnent.
Mais nous pensons que les quartiers dit « défavorisés » (qu’ils soient au Nord ou au Sud) devraient bénéficier d’une « discrimination positive » aussi bien en matière d’investissement que de fonctionnement et d’animation péri-scolaire. Beaucoup d’enfants de ces quartiers défavorisés ne bénéficient pas d’un environnement très favorable et il est urgent que l’école devienne à leurs yeux un lieu réellement attractif dans lequel ils bénéficient d’un traitement privilégié. Je ne suis pas sûr que les enfants de l’école des Abeilles soient aujourd’hui dans cet état d’esprit, mais je laisse le soin à Mme Brya d’y revenir dans les détails.
Notre ville a ainsi le triste privilège d’être au palmarès de l’échec scolaire. Votre municipalité n’a pas réellement pris conscience de ce problème. Vous avez ainsi préféré investir 50 millions € sur le palais de la glace et de la glisse (et 3M€ par an de fonctionnement) plutôt que de renforcer l’équipement des écoles et le soutien scolaire.
En matière de transports publics, ou vous avez eu toutes les responsabilités jusqu’en 2007, vous avez privilégié le tramway comme outil de rénovation immobilière du Centre Ville. Nous pensons que celui-ci aurait du en priorité favoriser la mobilité de tous les marseillais et relier enfin les quartiers Nord et Sud de la ville.
C’est l’option que vient d’engager M. Caselli, malgré le manque de moyens financiers dont dispose MPM à l’heure actuelle.
Dans ces trois domaines (logement, école, transport), votre municipalité a ainsi fait des choix que nous contestons au nom de l’équité et de la solidarité.
Mais, mais, pour être équitable à mon tour, je tiens à dire que ce budget 2012 semble comporter quelques aspects positifs.
Tout d’abord, je note comme par hasard,la non augmentation des impôts (à l’exception des 1,8% voté par le gouvernement). Les deux seules fois où cela a été possible, ne l’oublions pas, ce fut à la veille des cantonales et maintenant.
Mais cette pause nous permettra peut-être de ne plus être en tête du palmarès des villes ayant le plus augmenté leurs impôts depuis 10 ans ! Le niveau des taxes payées par un foyer marseillais restera néanmoins largement supérieur à la quasi-totalité des grandes villes, loin, très loin M. Moraine, devant Paris, Lyon, Toulouse ou Strasbourg.
Autre point satisfaisant en matière budgétaire, les dépenses de personnel évoluent assez faiblement depuis 3 ans. Ceci nous change des années précédentes. Ainsi la création de la communauté urbaine en 2002 aura finalement conduit à une augmentation nette de plus de 1 500 emplois publics. Belle performance pour des adeptes de la RGPP ! C’est l’époque où M. Gilles déclarait avec candeur qu’il « gérait un contingent d’emplois réservé au RPR ». Aujourd’hui, touché par la grâce, M. Gilles dénonce, avec beaucoup de sincérité et une grande expérience, le clientélisme de certains élus.
Nous voilà donc revenu à une gestion plus raisonnable des effectifs. Mais cette rigueur pose aujourd’hui problème dans de nombreux services qui souffrent réellement d’un manque de personnel (je pense aux écoles, aux musées, au service des sports, aux mairies annexes…). Cette situation a bien évidemment des répercussions sur le service rendu aux usagers. Faut-il ici parler des horaires surréalistes d’ouverture des quelques piscines encore en fonctionnement dans cette ville ?
Mais au-delà du simple aspect quantitatif, il y a un problème qualitatif dans la gestion des ressources humaines de cette ville. Cette gestion d’un autre temps est un redoutable obstacle à l’efficacité et à la motivation des services.
J’ai cru comprendre que M. Teissier partageait lui aussi cet avis. Un autre membre de votre majorité : M. Muselier, dénonce lui aussi « l’immobilisme » et « l’archaïsme Marseillais », mais là par contre, je n’ai pas bien compris de quelle collectivité ou de quel responsable politique il parlait....
Un autre point positif de ce budget 2012 est le recrutement de 100 policiers municipaux, recrutement que notre groupe réclame depuis des années. Notre groupe espère que cette hausse des effectifs permettra enfin un vrai redéploiement sur tous les quartiers de la ville, accompagné de l’extension de la vidéo surveillance. Une seule petite remarque : vous indiquez dans ce document que ces recrutements (réalisés en cours d’année) coûteront 4 millions €.
Ce montant est parfaitement exagéré quand on connaît les salaires de ces fonctionnaires. Mais, nous ne sommes pas dupes, ce chiffrage surévalué vous permettra, comme chaque année, de nous expliquer fin 2012 que vous avez été très vertueux en matière de dépense de personnel !
Il y a enfin dans ce rapport une prévision d’investissement de 270M€ (dont 40M€ pour le stade). Mais quand on analyse ce chiffre dans le détail, l’on s’aperçoit qu’il correspond à une baisse d’environ 20% des opérations individualisées de 210M€ en 2011 on passe à 190M en 2012.
Impôts en hausse de +11% en 2011 et investissements en baisse de -20% en 2012. Ce constat est franchement inquiétant et montre bien que nos dépenses de fonctionnement ne sont pas encore bien maîtrisées.
L’ampleur des autorisations de programmes que nous dénonçons chaque année (nous sommes à plus de 1,8 milliard d’engagements passés), vous empêche aujourd’hui de financer et de réaliser de nouveaux projets. Vous refusez ainsi de nous présenter une programmation pluri-annuelle des investissements (ce qui se fait dans toutes les grandes villes) car cet exercice démontrerait parfaitement l’impasse dans laquelle nous sommes au niveau du financement de nouveaux projets. Un membre de votre majorité a ainsi dénoncé une gestion « au jour le jour ». C’est une prise de conscience salutaire, même si elle est un peu tardive.
M. le Maire, chers collègues, notre pays et notre ville affrontent depuis plusieurs mois une conjoncture économique, sociale et politique extrêmement difficile.
Pouvoir d’achat en berne, explosion du chômage et de la précarité, creusement des inégalités, violences toujours en hausse.
A Marseille, comme ailleurs, nos concitoyens sont déçus, déboussolés, inquiets, indignés ou révoltés.
Cet état d’esprit, nous le savons tous, est propice à la montée du populisme, du repli sur soi et donc du rejet du « vivre ensemble » qui est le ciment même de notre république.
Dans cette conjoncture difficile, notre ville doit aujourd’hui s’attaquer de manière beaucoup plus volontariste aux inégalités qui minent son développement économique et social. Il faut ainsi consacrer plus de moyens à l’action éducative, à la formation, au logement bon marché et au développement économique. Il faut lutter avec plus de détermination contre les fermetures d’entreprises qui se multiplient dans notre métropole. Il faut enfin réformer profondément la politique fiscale particulièrement injuste de la ville. Nous jugerons donc votre prochain budget en fonction de ces critères.
M. le Maire, chers collègues, vous l’avez compris, à Marseille comme ailleurs les citoyens veulent le changement maintenant.
Je vous remercie
M. le Maire, Chers collègues,
Comme chaque année, M. l’Adjoint aux Finances fait dans l’auto satisfaction en mettant en avant la faiblesse des rectifications contenues dans le budget supplémentaire. Je ferais simplement
remarquer à M. Tourret que nous sommes la seule grande ville de France à voter le budget primitif aussi tardivement (à la fin mars) et qu’il serait quand même étrange de devoir le modifier en
profondeur 6 mois après !
Je voudrais aussi profiter de ce rapport budgétaire pour vous rappeler que notre groupe s’était prononcé très fermement CONTRE la diminution de l’abattement à la base en dénonçant l’injustice et
la brutalité d’une telle mesure. Bien évidemment vous avez contesté nos arguments et nos chiffres, comme si la compétence financière n’était que de votre côté.
Depuis quelques jours, les marseillais reçoivent leur feuille d’impôt et je crois qu’ils ont maintenant bien compris qui avait raison dans ce débat !
La fondation de gestion des villes a ainsi publié le classement des plus fortes augmentations d’impôt cette année et Marseille est en tête de ce classement avec une augmentation MOYENNE de 13,4%
de la taxe d’habitation sachant que pour de nombreux foyers cette augmentation atteint 20 à 40% !
Confronté à cette triste réalité, M. Tourret a eu dans la presse ce merveilleux argument: « l’opposition fait la leçon alors que SON électorat ne paye pas d’impôts » !
Cette déclaration est un mélange honteux de cynisme et de mépris vis à vis des marseillais, et plus particulièrement de l’électorat de gauche de plus en plus important à Marseille.
Monsieur Tourret, n’en avez-vous pas marre de ce jeu de stigmatisation et de division imposé aux citoyens par la mode sarkozyste ?
Connaissez-vous si peu la situation de notre ville pour ignorer que ceux qui ne paient pas d’impôts, faute de ressources, souffrent de cette précarité ? Au nom de quoi les placez vous ainsi
au banc de la société ? Certainement pas au nom de la République. Monsieur le Maire je croyais que Marseille était une et indivisible, qu’est donc devenu votre superbe slogan ?
M. l’Adjoint aux Finances fait semblant d’ignorer que plus de 85% des marseillais payent la taxe d’habitation et je ne crois pas que la droite atteigne un tel score… même à Mazargues…
Ceux qui ne payent pas d’impôt, ce sont plutôt les amis de M. Tourret, ceux qui ont bénéficié du bouclier fiscal depuis 2007 et toutes ces grandes entreprises beaucoup moins taxées que n’importe
quelle petite PME.
Ceux qui ne payent pas d’impôt, ce sont tous ses « réfugiés fiscaux » dont certains étaient invités à la soirée du Fouquets, un soir de mai 2007…
Alors s’il vous plaît, M. Tourret, en matière d’impôts et de non paiement de l’impôt, gardez vos leçons et vos petites phrases vipérines pour vos soirées…
Cette manière de vous exprimer est tout à fait révélatrice de votre vision de la ville. Il y aurait d’un côté les pauvres, vous savez ceux qui habitent dans les HLM que vous ne voulez pas
construire, et qui voteraient à gauche parce qu’évidemment, ils ne payent pas d’impôts. Et de l’autre côté de la Cannebière, il y aurait donc les gens « biens », ceux qui sont écrasés
par les taxes et charges de toutes sortes.
C’est d’ailleurs avec ce même état esprit, que votre municipalité surtaxe les locataires au bénéfice des propriétaires évidemment plus nombreux dans les quartiers aisés…
Cette manière de stigmatiser une partie de la population est tout à fait détestable d’autant qu’elle est fausse comme je viens de le prouver. Ainsi non seulement nous nous abstiendrons sur ce
rapport mais surtout j’espère que M. Tourret aura à cœur de s’excuser aujourd’hui d’un tel mépris pour les marseillais…
Voici mon intervention lors de la séance du conseil municipal de Marseille, du lundi 27 juin 2011 (rapport 47 - présentation du compte administratif) :
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Mes chers collègues,
Avec une épargne brute supérieure à 100 millions € en 2010, le compte administratif montre que la situation financière de notre ville s’est améliorée. Nous ne contestons pas ce fait et même nous nous en réjouissons.
L’explication en est relativement simple : les dépenses de la ville ont baissé de 1% alors que ses recettes ont augmenté de 4%.
Autre élément depuis 3 ans la ville emprunte moins que ce qu’elle rembourse ce qui a permis de stopper la progression de la dette. Comptablement, l’exercice 2010 est donc satisfaisant. Mais si ce point de vue est incontestable , le débat qui nous intéresse avant tout est de savoir comment se traduit cette politique de rigueur pour notre ville et pour nos concitoyens .
D’après les chiffres de la Direction des Collectivités Locales, Marseille est, parmi toutes les métropoles, celle qui a le plus augmenté ses impôts depuis 7 ans (+21 % en euros constants).
Le niveau de la taxe d’habitation à Marseille, était ainsi, en 2010, largement supérieur à la moyenne nationale. Avec la suppression de l’abattement à la base, l’ensemble des foyers marseillais constatera dans quelques semaines une nouvelle hausse de 130 euros, ce qui portera la taxe d’habitation à un niveau 25 % supérieur à la moyenne nationale. Alors que, dans les 10 grandes villes françaises, un foyer paye en moyenne 900 € de taxe d’habitation, à Marseille il en paye plus de 1150 € !
Bizarrement l’addition est un peu moins salée pour les propriétaires que vous privilégiez aux dépends des locataires.
La pression fiscale est aujourd’hui à la limite du supportable pour de très nombreux foyers marseillais et les marges de manœuvre dans ce domaine sont très réduites. Je pense que tous les élus devraient avoir pleinement conscience de cette contrainte pour le futur…
Parallèlement à cette augmentation continue de la fiscalité et des tarifs, la ville applique aujourd’hui une sévère politique d’austérité sur de nombreuses dépenses.
Ainsi, depuis 2 années, les dépenses de fonctionnement de la ville diminuent légèrement.
Ce mouvement s’explique d’abord par la diminution spectaculaire des taux d’intérêt et donc des frais financiers. Ceux-ci s’élevaient à 84,7M€ en 2008 et à 56,6M€ en 2010 soit moins 35%.
Il s’explique, par ailleurs, par le fonctionnement des services en baisse de 1,9% (il l’était déjà en 2009 de 2,5%). Enfin les charges de personnel, qui correspondent à 60% du budget de fonctionnement, sont, elles aussi, en légère baisse en euros constants.
Comme je viens de le dire, ces résultats sont donc satisfaisants d’un point de vue strictement comptable. Mais notre rôle d’élu est avant tout d’évaluer les résultats de cette gestion sur la vie quotidienne de nos concitoyens. Et dans ce domaine, notre jugement est beaucoup plus sévère.
Il y a ainsi quelques semaines, la quasi totalité des élus de cette assemblée a reconnu que les effectifs de la police municipale étaient notoirement insuffisants ce qui conduit à une hausse continue de l’insécurité dans tous les quartiers. D’autres services publics comme les cantines scolaires, les musées, les sports souffrent, eux aussi, d’un sous effectif chronique. Cette situation entraîne une dégradation continue des conditions de travail du personnel et elle porte gravement atteinte aux services offerts à l’usager. Piscines ou musées fermés faute de personnel, créneaux horaires de plus en plus restreints, parcs non gardiennés, équipements mal entretenus, conflits sociaux à répétition, autant de dysfonctionnements qui minent la vie quotidienne de nos concitoyens.
Ceux-ci considèrent, à raison, que selon l’expression bien connue, « ils n’en ont pas pour leur argent ».
Faut il rappeler qu’ici, dans la deuxième ville de France, certains parents d’élèves ont dû donner du papier toilette à leurs enfants (car l’école en était dépourvue) ou que d’autres ont couché devant un centre social pour pouvoir inscrire en priorité leurs enfants, faute d’un nombre de places suffisant ?
Je ne vais pas multiplier les exemples, mais tous les élus de bonne foi reconnaîtront avec moi que notre ville ne fonctionne pas bien dans beaucoup de domaines. Il y a là évidemment les effets de l’austérité budgétaire que nous connaissons depuis quelques années, mais votre manière de gérer la ville y est aussi pour beaucoup. Je m’explique.
« Ne pas trop déranger, tel est le secret du Gaudinosaure » titrait dernièrement avec humour un hebdomadaire national. Ne pas heurter de front les nombreux lobbies qui étouffent cette ville, telle est votre conduite depuis des années. Parlant de vous, un élu de votre majorité déclare ainsi « la cuisine politique est sa passion…ce qui l’intéresse vraiment, c’est la conquête du pouvoir et comment le conserver ! ».
Un tel état d’esprit, vous en conviendrez avec moi, n’est évidemment pas propice aux réformes, à la remise en cause des « vieilles habitudes », à l’efficacité.
Bien évidemment notre ville est pauvre et manque donc de moyens financiers. Mais c’est avant tout du conservatisme, du laisser faire, des petits calculs, du manque de professionnalisme que Marseille souffre le plus. Cet état de fait, je le reconnais, n’est pas nouveau, mais vous vous êtes bien gardé de rompre avec toutes ses mauvaises habitudes. Il est évidemment plus facile de dénoncer à la tribune, comme vous le faites régulièrement, l’égoïsme de certaines personnes qui attaquent des permis de construire que de s’opposer au comportement archaïque de puissants lobbies comme celui des taxis ou de l’hospitalisation privée…
Votre manière d’étouffer tout véritable débat public ou de ne jamais faire un compte rendu de mandat devant la population montre bien la conception un peu « conservatrice » que vous avez de l’action politique, qui est évidemment le fruit de votre longue expérience…
M . le Maire, chers collègues, je me suis peut être un peu éloignée des chiffres, mais, en tant qu’élu, nous ne pouvons nous satisfaire d’une vision purement comptable de la gestion de Marseille.
En tant qu’élu d’opposition responsable, nous vous avons régulièrement alarmer sur une situation financière qui nous paraissait très tendue. Et après 30% de hausse d’impôt et une politique brutale d’austérité budgétaire, nous constatons avec honnêteté que la situation comptable s’améliore un peu.
L’accumulation insensée des autorisations de programme (plus de 1,8 milliards s’il fallait le rappeler) nous inquiètent néanmoins et elle doit aussi vous inquiéter puisque vous avez décidé d’augmenter de 130 euros les impôts de tous les contribuables…
Nous ressentons depuis quelques mois une dégradation très sensible du fonctionnement des services publics, du climat social et de la tranquillité à laquelle chaque citoyen à droit. L’insécurité, l’incivisme, le repli sur soi et la précarité sont en train de miner Marseille.
Les comptes de la ville vont donc certes un peu mieux cette année, mais son état général, l’état d’esprit actuel de ses habitants ainsi que ses perspectives économiques nous inquiètent beaucoup plus.
Nous nous abstiendrons sur ce compte administratif 2010.
M. le Maire, Chers collègues,
La semaine dernière, la communauté urbaine MPM a organisé, avec l’ensemble des partenaires concernés, les états généraux du logement. Cette grande concertation avait pour objectif de faire le point sur les problèmes rencontrés par les habitants de la métropole pour trouver un logement correspondant à leurs attentes. Elle servira aussi à fixer des objectifs plus ambitieux au Plan Local de l’Habitat qui sera révisé en 2012.
Le diagnostic, partagé par quasiment tous les acteurs, est limpide : il y a aujourd’hui et plus qu’hier encore, une véritable urgence pour construire plus de logements et à des prix moins élevés tout particulièrement dans certaines communes environnantes ainsi que dans certains quartiers de Marseille.
Ce constat n’est pas nouveau et voici de nombreuses années que nous vous alertons sur ce sujet. Avec la hausse continue des prix de nombreux ménages marseillais éprouvent de plus en plus de difficultés à trouver un logement adapté à leur souhait et à leurs moyens.
Rappelons qu’environ 80% des ménages de notre ville gagne moins de 2500 € par mois ce qui rend évidemment très difficile l’accession à la propriété pour une majorité d’entre eux.
Le principal objectif en matière de logement, que cela vous plaise ou non, est donc bien la production de logements à un prix de loyer accessibles pour tous et plus particulièrement de « logements sociaux » pour les foyers modestes.
Ceci est loin d’avoir été le cas de votre municipalité jusqu’en 2006, et certain de mes collègues ont encore en mémoire vos harangues enflammées contre les HLM, forcément destinés à enlaidir la ville et à abriter une cohorte d’électeurs de gauche... Hélas la réalité est plus compliquée…
Face au mécontentement de nombreux habitants, votre municipalité s’est ensuite engagée depuis juillet 2006 dans une politique un peu plus active et plus volontariste.
La communauté urbaine, depuis qu’elle est présidée par E. Caselli et accompagné par notre Vice Présidente Samia Ghali, vous a aussi incité à accentuer vos efforts en matière de production de logements meilleurs marchés et nous pouvons nous en féliciter.
En matière de logements sociaux, reconnaissons le, les chiffres sont donc à la hausse mais nous notons que malheureusement plus de 40% de ces logements financés sont de type PLS, ce qui n’est pas véritablement du logement « social » avec des loyers atteignant souvent 600 à 700 euros…
Nous contestons aussi et surtout votre manière de répartir dans la ville ces logements puisque 70% sont construits dans les quartiers nord sans aucun souci de mixité sociale au sud. Cette vision idéologique nous paraît bien dépassée alors que 80% des marseillais, je le répète, peuvent prétendre au logement socia
Et le gouvernement, saluons le pour une fois, est plus en avance que vous sur le sujet, puisque la loi Boutin vous oblige aujourd’hui à encourager la mixité sociale par arrondissement et non plus en moyenne sur la ville entièr
Je comprends que cette obligation vous pose problèmes quand on constate que le 4 ème compte 8% de logements sociaux, le 5ème 5,3%, le 6ème 3,7% et le 8ème 7,2%… Bien sûr je n’oublie pas le 7ème qui n’en compte que 4,9%. Mais je note néanmoins qu’en 2010, il aura été programmé plus de logements sociaux dans le 7ème que dans le 5ème, 6ème et 8ème réunis !
Alors, au delà de vos belles déclarations sur l’amour que vous portez aujourd’hui au logement social, il y a les faits et les actes qui vous engagent.
Et que nous montre votre politique. Et bien nous allons par exemple examiner maintenant 3 rapports entérinant la vente de 3 parcelles destinées à des opérations immobilières. L’une dans le 8ème (Avenue du Corail), l’autre dans le 9ème (rue Theodore Cayol), et la dernière dans le 12ème (Avenue de la Figone).
Ces 3 opérations vont permettre à 3 opérateurs privés de construire sur des terrains communaux 254 nouveaux logements en accession libre (allant de 3000 à 4000 € le m2), et aucun logement à prix maîtrisé et encore moins en locatif conventionné. Voilà un exemple parfait, M. le Sénateur-Maire, de l’abîme entre vos discours apaisants et vos actes, beaucoup plus idéologiques.
En parlant d’idéologie, je compte sur vous M le Maire, pour ne pas laisser faire certains membres de votre majorité. Ces élus que l’on pourrait surnommer les bétonneurs de Marseille. Non contents d’avoir laissé fermer une usine qui fonctionnait sans bouger le moindre petit doigt. Ils veulent aujourd’hui dénaturer tout un quartier qui je sais vous est cher : celui de Montredon. Je le répète, je compte sur vous pour que jamais ce projet immobilier ne puisse voir le jour. Si c’était le cas, ce serait abandonner ce quartier, ce serait abandonner ses habitants, ce serait les ghettoïser.
Pour revenir à ces projets que l’on ne peut plus empêcher, j’espère que nous pourrons les améliorer.
M. le Sénateur-Maire, nous savons que le problème de pénurie de logements à loyers accessibles dans ce pays est extrêmement complexe et qu’il n’y a pas, comme vous le dites souvent, de baguette magique pour le résoudre. Il y a néanmoins des collectivités locales (et je pense entre autres à Paris et Lyon) qui déploient toute une panoplie de mesures et de moyens permettant la construction de très nombreux logements conventionnés. La ville de Paris vient d’indiquer par exemple qu’elle devrait atteindre le seuil de 20% de logements sociaux dés 2014 alors que cette ville était largement derrière Marseille voici quelques années.
Malgré l’envolée des prix que connaît la capitale, il y a donc une vraie volonté politique de construire dans tous les arrondissements des logements meilleurs marchés, destinés à répondre à la demande des foyers modestes et des classes moyennes.
Pour remplir cet objectif de bon sens et de justice sociale, le groupe FGM vous propose aujourd’hui le vote de 3 amendements au rapport 98, puis 101 et 104.
Voici mon intervention lors de la séance du conseil municipal de Marseille, du 7 février 2011 (débat d'orientations budgétaires 2011)
M. le Maire, Chers collègues,
Comme chaque année, vous nous
proposez de débattre d’orientations budgétaires qui ne s’inscrivent pas, contrairement aux textes, dans une véritable programmation pluriannuelle. Celle-ci nous permettrait pourtant d’avoir une
vision plus claire de vos objectifs à long terme et des moyens que vous envisagez pour les financer. Le montant des autorisations de programme atteint aujourd’hui plus de 1,8 milliard € alors que
le budget d’investissement est de 220 millions par an soit « un stock » d’engagements d’environ 8 ans ! Nous sommes certainement la seule collectivité de France dans cette situation surréaliste.
Comment ne pas s’étonner ensuite que de nombreux projets connaissent 2, 3 ou 5 années de retard ou soit carrément annulés à l’instar de la médiathèque à St Antoine…
Cette situation d’engagement et d’endettement massif a néanmoins une conséquence très concrète pour tous les habitants, c’est l’augmentation continue des impôts: +5% en 2004, +4,85% en 2005,
+2,9% en 2006, 0% en 2007 et 2008 (allez savoir pourquoi), +4,9% en 2009, +2,9% en 2010 et enfin +15% pour la Taxe d’Habitation en 2011, tout cela sans compter la hausse votée chaque année en loi
de finances pour compenser l’inflation et qui sera de 2% en 2011.
Aussi quand je lis dans ce rapport que (je cite) « consciente des efforts qu’elle demande à ses contribuables, la Municipalité veillera à ce que la hausse éventuelle des taux d’imposition ne
soit en aucun cas supérieure à l’inflation », je me pince pour savoir si je ne rêve pas. Envisagez vous sérieusement de rajouter encore 1,5 à 2,5% à la purge que vous vous apprêtez à faire
subir aux marseillais ?
85% des habitants vont recevoir en septembre leur taxe d’habitation augmentée uniformément de 120 euros et vous vous interrogez pour savoir si vous n’allez pas rajouter 30 à 40 euros à la facture
? Je pense sincèrement que vous n’avez pas bien pris conscience de l’état d’esprit de nos concitoyens, confrontés aux difficultés et révoltés par les inégalités croissantes. Faut-il rappeler, une
nouvelle fois, que les seules personnes qui ne seront pas touchées par les hausses d’impôts seront les bénéficiaires du bouclier fiscal, ceux à qui le fisc envoie chaque année des chèques de
40.000 euros en moyenne pendant que d’autres font la queue pour demander un étalement de leur paiement.
Le matraquage fiscal que vous menez depuis 2002 va ainsi conduire notre ville à être pour 2011 en tête de toutes les grandes villes pour le montant moyen de la taxe d’habitation alors que nos
concitoyens ont un revenu 15% inférieur à la moyenne.
Par contre, en matière de taxe foncière qui touche les propriétaires, nous restons inférieurs à la moyenne nationale. La Chambre Régionale des Comptes a noté cette différence de traitement et
écrit « ce décalage entre les taux de TH et de TF revient à favoriser les marseillais sédentaires aux dépens des marseillais de passage ».
Or, ces « marseillais de passage » ce sont les étudiants, les jeunes travailleurs, les salariés des nouvelles entreprises, les fonctionnaires en mutation. C’est cette classe active et mobile qui
constitue l’essentiel des 53% de locataires de notre ville. Et ce sont tous ces jeunes actifs que vous allez décourager de s’installer à Marseille avec un niveau de taxe d’habitation aussi
prohibitif.
Les résultats du dernier recensement donnent d’ailleurs un éclairage bien particulier sur la soi disante « attractivité retrouvée » de notre ville. Ainsi en 2008, même si, je vous l’accorde, ce
chiffre est sujet à caution en raison des nouvelles méthodes de recensement, Marseille aurait à nouveau perdu des habitants.
Mais ce qui est plus significatif encore, c’est de constater que la progression démographique de notre ville (soit plus de 5000 habitants par an) est très largement dûe au solde naturel (les
naissances moins les décès) et non au solde migratoire qui est à peine positif.
En bref, il y a quasiment autant de gens qui quittent Marseille que, qui s’y installent en venant d’un autre département.
Au total, la croissance démographique annuelle de notre ville (+0,72%) est inférieure à celle du département (+0,8%), de la région (+0,9%) et à la quasi-totalité des grandes métropoles (+1% en
moyenne et +1,5%, soit le double, pour Toulouse ou Montpellier).
On ne peut que relier ces mauvais chiffres à ceux du chômage. Avec 74.000 demandeurs d’emploi et un taux de 13,7%, (en hausse annuelle de 6,6 points), Marseille est quasiment au dernier rang des
grandes villes. Et en terme d’emplois « supérieurs » qualifiés, l’INSEE vient de confirmer que notre métropole est la dernière parmi les 12 autres. Ceci explique qu’un certain nombre de diplômés,
même natifs de Marseille, quittent notre ville pour trouver du travail ailleurs.
Mais d’autres facteurs nuisent encore à l’attractivité de Marseille : la pénurie évidente de logements bon marché, l’état préoccupant des équipements et des services publics, sans parler de
l’insécurité quotidienne. Tous ces problèmes s’additionnent alors que le niveau des impôts locaux devient très lourd, ce qui fait dire à beaucoup de nos concitoyens « qu’ils n’en ont pas pour
leur argent ». Et un certain nombre d’entre eux partent alors voir ailleurs, ce que confirme un sondage montrant que plus d’un marseillais sur deux rêve de quitter la ville.
Bien sûr il y a aussi des grands projets comme le stade ou l’extension, nécessaire, d’Euroméditerranée. Mais ces grands chantiers de plus en plus difficiles à financer, sont maintenant réalisés
au détriment des équipements de proximité, comme en conviennent quasiment tous les maires de secteur.
Ce choix vous conduit aussi à recourir aux fameux « partenariats privés », payés sous forme de redevance pluriannuelle. Ces montages, sur lesquels nous n’avons pas d’à priori idéologique,
correspondent néanmoins à un endettement déguisé supplémentaire qui sera de toute façon payé in fine par le contribuable.
Confronté à la situation financière que l’on sait, l’un de vos principaux objectifs est de réduire les frais de personnel et vous multipliez, de ce fait, les délégations de service public. Mais
celles-ci consistent simplement à remplacer du personnel communal par du personnel sous statut privé. L’économie n’est donc pas vraiment évidente. Et en exigeant des délégataires qu’ils «
compressent » leur coût, on en arrive bien évidemment à des situations de tension sociale comme en témoigne le conflit qui a éclaté concernant le choix de la SAGS sur le stationnement sur
voirie.
Le personnel communal commence légitimement à s’inquiéter de ces privatisations, de ces réorganisations et surtout des restrictions budgétaires qui commencent à toucher le cœur même de l’activité
des services.
Votre municipalité est ainsi confrontée à une contradiction évidente : votre discours louant «la performance du personnel communal» et « l’excellence du dialogue social » dans notre collectivité
et votre action consistant à privatiser les services dés que vous le pouvez. C’est là, vous en conviendrez, un exercice difficile et qui n’est pas toujours fait pour motiver le personnel comme en
témoigne un certain nombre de conflits sociaux ou de démissions…
Parmi les problèmes qu’affronte aussi notre ville, il y a une conjoncture économique et sociale très morose comme en témoigne là encore nombre de conflits sociaux et de fermetures d’entreprise à
l’exemple de Fralib ou Net cacao (en espérant que Mme Biaggi sache de quoi nous parlons ?).
Nous trouvons, M. le Maire, que votre action en ce domaine n’est pas assez dynamique, fédératrice et volontariste. Nous avons bien conscience que le gouvernement ne vous aide pas vraiment avec
ses coupes budgétaires désastreuses, ses décisions arbitraires et ses annonces jamais suivies d’effets. Il aura ainsi fallu que des CRS se mettent quasiment en grève pour que M. Hortefeux
revienne sur une décision qui allait à l’encontre même, de ses déclarations de la veille !
Etant encore une jeune élue, je n’ai, M. le Maire, ni votre expérience ni votre sagesse, mais je ne vous cache pas que je suis de plus en plus inquiète de l’état général de notre ville et de
l’ambiance morose qui y règne. Beaucoup d’acteurs associatifs ou économiques, et même certains responsables de votre majorité partagent cette inquiétude et se posent des questions sur l’avenir de
notre métropole.
M. Pfister, Président de la Chambre de commerce ne parle-t-il pas de Marseille comme d’un « grand corps malade » ?
Le rapport d’orientations budgétaires que vous nous présentez aujourd’hui n’est pas à la hauteur des enjeux et des problèmes qu’affronte Marseille pour retrouver un fonctionnement « normal » et
accéder au Top 20 des capitales européennes.
Il comporte bien évidemment quelques projets intéressants, quelques bonnes intentions, et surtout beaucoup de belles déclarations (dignes de cette « pensée magique » dont je vous avais parlée
l’année dernière).
Il ne dresse aucune perspective à long terme et n’aborde jamais le problème du financement pluriannuel des grands projets et de tous les engagements annoncés. Au delà d’un manque évident de
moyens, c’est surtout votre absence de stratégie claire et votre incapacité à dialoguer, à mobiliser et à dynamiser les grands projets que notre groupe dénonce une nouvelle fois.
Pour terminer ce document passe enfin complètement sous silence la mesure inique et injuste que vous vous apprêtez à infliger à 85% des marseillais avec une augmentation de 120 euros de leur taxe
d’habitation alors qu’aucun service supplémentaire significatif ne leur sera rendu. Il augure donc bien mal du budget qui sera présenté à notre assemblée au mois d’avril ainsi que des
suivants.
Je vous remercie.
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