La politique menée par la droite depuis 5 ans n’a rien réglé sur le terrain de l’immigration. En dépit- ou peut-être à cause- de nombre de lois et de décrets, le flou et l’arbitraire ont prévalu. Au final, la clandestinité a été renforcée sur le territoire ; le nombre d’immigrés « sans papier » a augmenté ; la dégradation de la réalité sociale et sanitaire de beaucoup d’adultes et d’enfants s’est accentuée, en raison même d’une situation de non-droit.
Les mesures prises par les différents gouvernements de droits visant l’Aide Médicale d’Etat sont inacceptables. La vulnérabilité accrue de nombreux travailleurs clandestins vis à vis de trafiquants et d’employeurs peu scrupuleux, n’est pas digne du pays des Droits de l’Homme.
La priorité affichée à « l’immigration choisie » remet en cause de manière abusive, les principes de l’immigration légale. Elle ne représente pas une réponse aux besoins économiques du pays. Elle manifeste une conception arrogante et unilatérale du co-développement.
Nous voulons une politique, associant la nécessaire maîtrise des flux migratoires au respect des principes républicains et des règles de droit dans une démocratie.
Cela suppose de fixer des règles claires et objectives et de s’y tenir, en particulier dans le domaine de la régularisation, pour celles et ceux qui participent à la richesse nationale, élèvent des enfants scolarisés sur notre territoire. Le rétablissement de la règle des 10 ans pour une régularisation de plein droit paraît indispensable, pour sortir de l’insécurité juridique permanente et de la clandestinité perpétuelle, source de tous les abus, de toutes les fragilités, et de toutes les exploitations.
Le droit au regroupement familial doit être également clairement posé. Pour des raisons humaines, mais aussi de santé publique, les principes de l’Aide Médicale d’Etat doivent être rétablis, sans délai.
Elle préconise également :
-
L’instauration d’un visa permettant des aller et retour multiples entre la France et le pays d’origine, et ce sur plusieurs années ; il s’agit d’une approche moderne fondée sur les nécessités de la mobilité.
-
La relance d’une vraie politique de coopération euro-méditerranéenne, associée à une démarche de co-développement respectueuse des besoins des pays d’origine et de ceux de la France.




Vos derniers commentaires