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La droite, que ce soit lors du débat sur la sécurité en 2002 ou sur le travail lors de cette campagne présidentielle,  s’applique à rompre toutes les formes de solidarité.
Le projet de Nicolas Sarkozy ne fait pas exception et s’il incarne bien une rupture c’est celle du peuple français et notamment entre les plus jeunes et les plus anciens.
Ainsi, un sentiment de suspicion s’est crée entre les générations depuis que la droite est au pouvoir.

Il me paraissait alors essentiel d’en parler ce soir d’abord parce que, pour nous socialistes,  la société française n’est pas une addition de catégories fermées définies par l’âge, le sexe, la religion, ou encore la profession; en faisant cela Nicolas Sarkozy met en péril notre cohésion sociale.
Parce que une des conditions fondamentales du mieux vivre ensemble est que chaque génération est sa place dans la société, une société de progrès et de croissance visibles pour tous quelque soit son âge.


Il me semblait utile d’en parler également parce que nous devons à nos aînés nos combats, nos engagements, la République et la démocratie dans laquelle nous vivons.
Pourtant, en faisant campagne dans ma circonscription, je sens bien que les personnes âgées se sentent les oubliées de cette présidentielle.
 Les problèmes des jeunes, de la formation, d’emploi, d’intégration sont légitimement au cœur des préoccupations.
Mais une société se juge aussi à sa capacité à donner toute leur place aux plus anciens.
De plus, les questions liées à leur problématique engagent les nouvelles générations autant si ce n’est davantage.

Mais alors me direz vous pourquoi en parler lors de cette soirée consacrée à la journée de la Femme ?
Tout simplement parce que la moitié des françaises nées à partir de 2000 deviendront heureusement centenaires.
Mais, pour autant vivront elles dans des conditions décentes lorsque l’on sait que :

- 83% des personnes âgées percevant le minimum vieillesse sont des femmes.
- Qu’une femme sur deux de plus de 75 ans vit seule
- Que nous sommes  confrontées plus tôt aux effets de l’âge sur la santé (41% pour les plus de 60 ans contre 36% d’hommes dans notre département) et que nous avons donc deux  fois plus de risques d’avoir besoin d’aide qu’un homme
-Parce que c’est principalement les femmes qui sont mobilisées pour compenser l’insuffisance des structures d’accueil pour les personnes âgées
-Enfin, parce qu’au XXIème siècle en France l’écart, entre la retraite que touche une femme et celle que perçoit un homme, est de 30%.

O,r en lisant les propositions du candidat de droite les solutions sont inexistantes si ce n’est que son projet de société est celui d’une France individualiste qui en encourageant l’épargne individuelle, fragilise notre système par répartition et crée une société à deux vitesses.

Sachez que dans notre département sur 246 683 personnes de 60 à 74 ans , 91 000 ont besoin d’aide pour accomplir les actes de la vie quotidienne, et 15 000 sont en situation de dépendance.
Lorsque l’on sait qu’1/4 d’entre elles vivent seule et que cette proportion tend à augmenter.
Lorsque l’on sait que les demandes d’APA ne cessent d’augmenter, accroissant du même coup les charges pour le département qui ne reçoit plus d’aides de l’Etat  et  par ailleurs  faute de critères nationaux l’engagement des départements ne se fait  à plus ou moins grande échelle.

Alors, je suis certaine que Ségolène Royal a bien répondu à ces problématiques en proposant :
- l’augmentation de 5% des petites retraites et que l’on vienne pas nous dire que cela serait trop peu ce serait nous reprocher notre honnêteté de vouloir agir sans mentir à la différence de notre adversaire (cf. le financement de son projet).
-le développement du maintien à domicile et l’augmentation des structures d’accueil des personnes âgées que le minimum vieillesse soit versée mensuellement etc.

Ces réformes sont essentielles pour ma génération, pour les femmes, pour les français car comme me le disait une habitante du 8ème arrondissement « je suis née hier mais je regarde demain, alors que Ségolène Royal nous redonne confiance ». 



Le Nouvel Observateur a publié, jeudi 1er mars, un texte signé par plus de 150 intellectuels qui appellent à voter pour Ségolène Royal, "contre une droite d?arrogance", pour "une gauche d'espérance".

Le texte de l'appel
  

"Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s?apercevoir que l?élection présidentielle s?est faite sans nous, malgré nous.

Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n?admettons pas que l?on vote à notre place. Nous n?acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n?est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.

Qu?elle prenne le temps d?écouter les Français, et on la soupçonne de n?avoir rien à dire. Qu?elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu?elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l?air de la calomnie plutôt que de s?alarmer pour la démocratie. Qu?elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu?elle revendique sa part de liberté, et on l?accuse de se méfier de sa famille. Qu?elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d?opinion aussi fluctuantes qu?incertaines.

Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l?écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n?est pas n?importe quelle droite qui risque de l?emporter.

Jamais candidat de droite n?aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l?argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l?approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l?actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l?affrontement des peuples. C?est le candidat de la peur. Des peurs qu?il exploite ? celles de l?avenir, du monde, de l?étranger, des jeunes ? mais aussi des peurs qu?il inspire en convoquant l?imaginaire de l?homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.

Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l?espérance. Elle l?a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L?espérance d?une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L?espérance d?une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L?espérance d?une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

Mais l?indifférence peut tuer l?espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n?avons plus d?excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n?est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l?enjeu décisif. Nous affirmons qu?il n?est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu?indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.

Cette élection n?est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l?avenir du monde. C?est pourquoi, contre une droite d?arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d?espérance, en votant Ségolène Royal.

voir la liste des signataires

La "femme chocolat" se produisait hier soir à Marseille. Après une réunion avec les camarades de la section PS du 8ème arrondissement en début de soirée, me voici sur les coups de 21h, dans une salle du Moulin pleine à craquer avec des gens visiblement heureux d'être là, venant écouter une femme pleine de talent: Olivia Ruiz. 
Si la prestation fut légèrement gachée par le rhume d'Olivia, j'ai assisté à un très bon spectacle. La voix de Mlle Ruiz est chaleureuse,  ses textes sont drôles et émouvants et les trompettes, l'accordéon et la guitare vous donnent irrésisteblement envie d'aller faire un tour du côté du sud ouest, en faisant un crochet par l'Espagne.
La variété française regorge de musiciens et de compositeurs talentueux qui demain prendront le flambeau des Souchon, Voulzy, Goldman....En sortant de ce concert, on peut être sur d'une chose: Olivia Ruiz en fait incontestablement partie.
Avec Ségolène Royal, changeons la place de la femme dans la société!

En 2007, les inégalités persistent pour les femmes dans notre pays.

Les femmes sont toujours les premières victimes de la précarité et des problèmes de vie chère :
80% sont des « travailleurs pauvres », avec des contrats précaires et le travail à temps partiel imposé.
Moins bien payées que les hommes, elles gagnent à travail égal 25% de salaire en moins.
Les jeunes femmes constituent les 2/3 des chômeurs de moins de 25 ans.
La vieillesse ne les épargne pas avec un montant de retraite inférieur de 38% à celui des hommes.

Le manque de place en crèche fait que les femmes ont du mal à concilier vie familiale et vie professionnelle.

Elever seule ses enfants complique les choses et rend la femme plus vulnérable.

Encore trop de femmes sont victimes de violences conjugales.
C’est inacceptable !

Nous voulons un programme spécialement pour les femmes :

Faire de la lutte contre les violences conjugales une priorité nationale, en adoptant, dès le début de la législature, une loi cadre prenant en compte tous les aspects permettant d’éradiquer ce fléau.

Créer un service public de la petite enfance, accessible aux enfants dès 2 ans, avec un encadrement pédagogique, médical et culturel pour aider très tôt les familles à élever leurs enfants. Les capacités d’accueil collectif et en assistants maternels seront doublées en 5 ans afin d’offrir à chaque enfant un mode de garde adapté.

Eradiquer la précarité et augmenter le pouvoir d’achat :
Porter le SMIC à 1500 euros dans les 5 ans et organiser une conférence nationale afin de tirer vers le haut tous les salaires, doubler l’allocation de rentrée scolaire (qui passera à 576 euros par enfant) et valoriser immédiatement de 5% les petites retraites.
Lutter contre le logement cher et offrir une sécurité logement toute au long de la vie, en instaurant notamment un « bouclier logement » pour qu’aucun ménage ne consacre plus du quart de ses revenus au paiement de son loyer.

L’éducation est un enjeu de taille et nous voulons rendre la scolarité obligatoire dès l’âge de 3 ans pour s’attaquer à l’échec scolaire à la racine, épauler les parents en difficulté par le soutien scolaire gratuit et la création d’emplois-parents pour les aider à exercer leur rôle.


Soirée Débat

Jeudi 8 mars 2007, à 18h30

à la Fédération des Bouches du Rhône
du Parti Socialiste
58 Rue Montgrand – 13006 Marseille

Programme :

18h30 – des femmes s’expriment
sur les propositions du Pacte Présidentiel de Ségolène ROYAL,

19h30 – Projection du film
« Comme t’y es belle »
de Lisa AZUELOS,
avec Michèle LAROQUE,
Aure ATHIKA, Valérie BENGUIGUI

21h – Apéritif de clôture
 
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