Depuis plusieurs années, Jean Claude Gaudin et le gouvernement ont lancé un projet dit « hôpital 2007 ». Ce projet a pour but de réorganiser les hôpitaux et l’offre de soins sur Marseille. Ce qui aurait pu permettre le développement de l’hôpital public et l’amélioration des soins pour tous les marseillais se traduit en réalité par la privatisation et la marchandisation de la santé d’une partie des marseillais, en particulier dans nos quartiers sud.
Prenant prétexte qu’il y a déjà beaucoup de cliniques privées dans le sud de la ville, le maire a décidé,sans concertation réelle et démocratique avec la population, de mettre fin au développement de l’hôpital sainte marguerite en le spécialisant sur le long séjour et la psychiatrie. Tout le reste est sacrifié, y compris le service des urgences pour lequel il faudra donc aller jusqu’à la conception pour les adultes et la Timone pour nos enfants; la seule alternative étant l’hôpital privé et confessionnel de saint joseph où toutes les mutuelles ne sont pas reconnues.
Mardi 3 Avril une équipe de chercheurs de Luminy a découvert un moyen d’améliorer la transfusion sanguine. C’est par ses relations avec la recherche que l’hôpital public rend possible l’application de ces découvertes et la mise au point des meilleurs traitements disponibles pour le plus grand nombre. Les cliniques privées, pendant ce temps, se concentrent sur les maladies les plus rentables et les patients les plus solvables.
Ségolène Royal, quant à elle, propose un service publique de santé de proximité et de qualité ouvert à tous sans discrimination ainsi qu’un investissement massif dans la recherche pour garantir notre avenir.
Ségolène Royal s'engage à demander au niveau de l'Union Eurpéenne "que les dépenses publiques de Recherche & Développement ne soient plus inclues dans les critères du pacte de stabilité et de croissance". Elle souhaite également construire au niveau européen "des réseaux entre les laboratoires et les établissements et [développer] des collaborations transfrontalières". Les grandes orientations de la recherche seront définies "sur la base d'un débat parlementaire et de l'avis d'un Haut conseil" dont les modalités de nomination devront garantir l'indépendance. Pour les "orientations sensibles", des "conférences citoyennes de consensus" pourront "précéder ces travaux".
Le doctorat devra être pris en compte "dans les reconstitutions de carrière, pour les trois fonctions publiques (État, territoriale, hospitalière)" et la reconnaissance de "l'expérience professionnelle" qu'il constitue devra devenir "un objectif prioritaire des discussions entre partenaires sociaux du secteur privé". Ségolène Royal veut aussi "réorienter" partiellement le crédit impôt recherche vers les PME ou le conditionner à l'embauche de docteurs. Elle proposera aux régions de "signer un pacte de l'innovation" et leur donnera "la possibilité (…) de soutenir directement des fonds d'amorçage".
"L'autonomie des universités doit être renforcée dans le cadre national et leur gouvernance rendue plus efficace." Ségolène Royal plaide pour un renforcement du rôle des PRES (pôles de recherche et d'enseignement supérieur) qui devront aussi s'intéresser "au niveau licence" et devront devenir "un lieu d'élaboration de l'ensemble de la carte de formation à l'échelle d'un territoire, concernant tous les établissements". Ségolène Royal estime donc que le PRES permet de poser "les premiers jalons" d'un rapprochement entre grandes écoles et universités.
Les missions de l'ANR seront "redéfinies" pour "développer une recherche plus ciblée", "inciter les collaborations entre secteurs public et privé" et "encourager les coopérations thématiques entre organismes de recherche". L'ANR "aura aussi pour vocation de préparer les équipes de recherche à mieux s'insérer dans la logique de l'espace européen". Quant à l'agence de l'évaluation, elle "dégagera des principes communs aux diverses instances d'évaluation et habilitera ces dernières".
Il faudra "débattre" de la baisse du service d'enseignement et faire en sorte que "la participation des chercheurs aux enseignements soit incitée et reconnue". Ségolène Royal veut "créer, dès le début du premier cycle, un suivi et une aide personnalisée des étudiants" notamment à travers un "système de tutorat".
Déclaration de Bruxelles
Nous, le peuple de l’Europe, affirmons par la présente déclaration nos valeurs communes. Elles ne sont pas basées sur une seule culture ou tradition, mais sont fondées sur toutes les cultures qui composent l’Europe moderne.
- Nous affirmons la valeur, la dignité et l’autonomie de chaque individu, et le droit de tous à une liberté aussi grande que possible, tout en étant compatible avec les droits des autres. Nous soutenons la démocratie, les droits de l’homme et l’Etat de droit, et visons le développement le plus complet possible de chaque être humain.
- Nous reconnaissons notre devoir de nous préoccuper de l’avenir de l’humanité, y compris des générations futures, et notre responsabilité envers la nature dont nous dépendons.
- Nous affirmons l’égalité des hommes et des femmes. Toute personne, indépendamment de ses aptitudes, son genre, son orientation sexuelle, son origine ethnique, sa religion ou ses convictions, doit avoir un traitement égal devant la loi.
- Nous affirmons le droit pour chacun d’adopter et de suivre une religion ou des convictions de son choix. Ces convictions ne doivent toutefois pas être utilisées pour entraver les droits d’autrui.
- Nous affirmons que l’Etat doit rester neutre en matière de religion et de croyances, en ne favorisant ou discriminant aucune d’entre elles.
- Nous soutenons que la liberté individuelle ne doit pas être dissociée de la responsabilité sociale. Nous cherchons à créer une société équitable, basée sur la raison et l’altruisme, dans laquelle chaque citoyen a son rôle à jouer.
- Nous soutenons la tolérance et la liberté d’expression.
- Nous affirmons le droit de chacun à une éducation ouverte à tous sujets, à toutes orientations.
- Nous rejetons l’intimidation, l’incitation et le recours à la violence lors de conflits et considérons que ces derniers doivent être résolus par la négociation et de manière légale.
- Nous soutenons le libre examen dans tous les domaines de la vie humaine et l’application de la science au service du bien-être humain. Nous cherchons à utiliser la science de manière créatrice et non destructrice.
- Nous soutenons la liberté artistique, valorisons la créativité et l’imagination et reconnaissons le pouvoir de l’art comme agent de transformation de la société. Nous affirmons l’importance de la littérature, de la musique, des arts visuels et de représentation à des fins de développement et d’accomplissement de l’individu.
Fait le 25 mars 2007, jour du 50ème anniversaire du Traité de Rome et de la fondation de l’Union Européenne.
Apportez votre soutien à cette déclation de l'International Humanist and Ethical Union (IHEU)!
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