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Voici un compte rendu en photos et discours de l'inauguration de notre local de campagne le jeudi 12 avril. Cet évènement restera, à coup sûr, comme un moment fort de notre campagne. Merci à tous.

Lire le discours de Nathalie


Vous pouvez visualiser l'intégralité des photos de cette soirée dans la galerie du blog.

Que proposent les candidats sur le thème important de la fiscalité? Pour N. Sarkozy, c?est l?amplification : encore plus pour les privilégiés. Pour F. Bayrou, c?est le conservatisme : surtout ne rien changer. Pour JM Le Pen, c?est l?irréalité : demain, on rase gratis. Mais au total, les similitudes recouvrent les divergences de ton : mêmes recettes libérales éculées, mêmes cibles privilégiées, mêmes désintérêts pour le pouvoir d?achat des Français et les outils d?un développement durable.

Dans le pacte présidentiel, la fiscalité c'est:

Des prélèvements stabilisés

Les prélèvements obligatoires seront stabilisés, notamment pour réduire la dette publique qui est passée de 58 % en 2002 à 64 % en 2006 (+ 4 000 ? par français). « Je ne suis pas de ceux qui prétendent à la fois baisser les prélèvements et la dette. C?est impossible. Il faut être sérieux » (Les Echos- 15 mars)


Les réformes fiscales seront menées dans deux objectifs : justice sociale, développement économique et environnemental.


Les règles seront stables sur 5 ans afin que chacun puisse construire sur la durée. « Je suis favorable à ce qu?un cadre fiscal et social soit défini avant la fin de l?année pour les années à venir » (Les échos-16 mars).

Une fiscalité ménage plus juste

Ségolène Royal veut rétablir l?égalité devant l?impôt  et réaliser un équilibre plus juste de la charge fiscale :

  • suppression du bouclier fiscal qui ne profite qu?à 16 000 foyers

  • réexamen des niches fiscales (189 niches fiscales pour l?IR, entrainant 44 milliards d?euros de pertes fiscales) à l?aune de la justice et de l?efficacité

  • un barème de l?impôt sur le revenu plus juste et plus transparent

  • l?ISF ne sera pas modifié

  • un impôt local moins lourd pour les ménages modestes


Une fiscalité incitatrice au travail, au développement économique, à l?environnement

L?objectif économique est clairement posé : le travail doit être encouragé, pas la rente. « Je veux qu?en France, une fois pour toutes, le travail soit moins taxé que le capital ». « Je veux restaurer la valeur travail » (France 2 ? 16 mars).


Les outils fiscaux et sociaux, les aides publiques, seront réformés pour aider les entreprises qui créent de l?emploi, qui investissent, qui exportent, qui innovent, pas celles qui font des bénéfices et suppriment des emplois. « Je veux aider les entreprises qui en ont vraiment besoin. Partout, c?est la politique du donnant-donnant qui doit prévaloir » (Les echos-16 mars).

L?impôt sur les sociétés sera isni baissé pour les entreprises qui exportent et pour les bénéfices réinvestis dans l?entreprise


La fiscalité sera réformée pour intégrer la dimension écologique et orienter les comportements  : diminution des émissions polluantes, aides aux économies d?énergies, soutien aux eco-industries et aux technologies propres.


Depuis 5 ans, pour la majorité des Français, les salaires stagnent, les prélèvements s’accroissent, les dépenses de 1ère nécessité (logement, énergie, ..) augmentent, le pouvoir d’achat se réduit. Seuls les ménages gagnant plus de 15 fois le SMIC ont bénéficié de la sollicitude des Gouvernements de droite et ont pu cumulé hausses des revenus et allègements d’impôts.

La question du pouvoir d’achat est au cœur des propositions de Ségolène Royal.

Elle propose :

  • Une augmentation des salaires : le SMIC sera porté le plus rapidement possible à 1500 € ; une conférence nationale sur les salaires et les revenus sera réunie dès l’été 2007, puis chaque année, pour tirer vers le haut tous les salaires

  • Une revalorisation des petites retraites et des allocations aux personnes en situation de handicap

  • Un doublement de l’allocation de rentrée scolaire dès 2007

  • La réduction du coût du logement : augmentation des allocations logement, limitation des dépenses à 25 % du revenu des ménages modestes

Aujourd'hui, exceptionnellement, pas de proposition mais le meilleur argumentaire qu'il soit: Ségolène Royal, elle même, qui lance, en vidéo, la dernière ligne droite de la campagne:

Ségolène Royal a indiqué clairement fixé un cap clair lors de son discours de Villepinte (11/02/2007) : « La dette publique est devenue insoutenable ».


Aujourd’hui, la dette publique dépasse les 1150 milliards d’euros, soit 18.000 euros par Français. Depuis la mi-2002, la France s’est endettée de plus de 270 milliards d’euros, soit 2.000 euros par seconde !

En hausse de 8 points de PIB, la dette génère des intérêts chaque jour plus pesants : avec 40 milliards d’euros en 2006, c’est le second budget du pays, après l’Éducation nationale mais devant la Défense nationale.

L'état inquiétant de nos comptes est très largement imputable aux
décisions des gouvernements de droite qui ont laissé filer les déficits publics depuis 2002. Ceux-ci ont été systématiquement supérieurs à 2,5% du PIB, c’est-à-dire le seuil à partir duquel la croissance française ne suffit plus à stabiliser la dette. Cette dérive de la dette est imputable au choix de la majorité :

  • d’abaisser les impôts acquittés par les contribuables qui disposent soit d’un patrimoine élevé, soit de revenus conséquents, soit des deux. Injustes, ces cadeaux fiscaux n’ont permis aucune amélioration de la consommation et de la croissance car leurs bénéficiaires disposent d’une grande propension à épargner et non à consommer ;

  • de rompre avec la maîtrise médicalisée des comptes sociaux. Depuis 2002, le déficit des comptes sociaux a triplé, ce qui représente un « trou » 40 milliards d’euros pour l’assurance maladie et de 50 milliards d’euros pour le régime général. La Sécurité sociale est désormais grevée de 80 milliards de déficits cumulés.

  • de baisser les bras sur le front de la croissance. Malgré une croissance au dynamisme inégalé (5%/an, soit sa période d’expansion « la plus forte depuis le début des années 70 » selon le FMI), la croissance française est resté littéralement anémiée: 1,5%/an depuis 2002 , soit deux fois moins qu’au cours de la dernière législature. Naguère locomotive de la zone euro, la France est désormais devenue la lanterne rouge : 10ème sur treize pays membres de la zone euro en 2006 !

La dégradation de notre situation financière est d'autant plus dommageable qu'elle n'a pas servi à renforcer notre potentiel de croissance et d'emploi par le financement d'un niveau suffisant d'investissement, notamment dans le domaine de l'éducation et de la recherche.

Désendetter le pays, c’est rétablir la confiance en l’avenir. Ségolène Royal souhaite montrer aux Français que la gauche prendra à bras le corps la question de la dette, notamment car elle est :

  • socialement injuste : ses intérêts enrichissent les rentiers, alors même que le remboursement des intérêts pèse sur l’ensemble de la population, y compris sur les catégories les moins favorisées ;

  • économiquement irresponsable : elle obère massivement la capacité redistributive de l’Etat, réduit les marges de manœuvre des pouvoirs publics et sacrifie l’avenir en faisant peser sur nos enfants le poids de nos décisions.

Pour résorber la dette, il faut :

a)- Promouvoir la croissance économique


La croissance conditionne notre succès. Sa relance repose notamment sur des choix économique et fiscaux, ainsi que sur une volonté politique affirmée. C’est pourquoi Ségolène Royal propose un Pacte présidentiel qui permettra à la France de moderniser son économie et de restaurer l’équilibre de ses comptes publics. Pour relancer notre économie, Ségolène Royal propose d’agir simultanément sur les trois leviers de la croissance pour :


  • relancer le pouvoir d’achat : SMIC à 1500 euros bruts en 2012 ; reconstitution de la hiérarchie salariale en organisant chaque année une conférence sur les salaires et les revenus ; revalorisation de 5% les petites retraites ; modification de l’indice des prix ; doublement de l’allocation de rentrée scolaire ; réduction des frais bancaires ; action résolue contre le logement cher (limitation à 25% le montant des dépenses de logement pour les ménages modestes, service public de la caution, conditionnement des avantages fiscaux et des aides publiques à une modération des loyers, extension des prêts à taux zéro,…) ;

  • favoriser l’investissement : modulation du taux de l’impôt sur les sociétés en fonction du réinvestissement des bénéfices ; création des fonds publics régionaux de participation ; sécurisation du parcours des jeunes créateurs en généralisant les ateliers de la création ; création d’un mécanisme de cautionnement mutuel pour garantir leurs emprunts ;

  • restaurer notre compétitivité : hausse du budget de la recherche et des crédits publics pour l’innovation de 50 % d’ici 2012 ; triplement (15%) de la part des 65 milliards d'euros d’aides aux entreprises destinée à la recherche-développement ; création d’un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études ; mise en place d’une sécurité sociale professionnelle qui garantira à chaque personne privée d’emploi une rémunération (pendant un an) égale à 90 % du dernier salaire net, une formation qualifiante et une aide personnalisée à la recherche d’emploi.


  1. Rendre la dépense publique plus efficace


Des efforts seront nécessaires. Pour qu’ils soient constructifs, Ségolène Royal s’oppose aux coupes aveugles dans les budgets et propose d’établir de nouvelles priorités et un nouvelle méthode.

+L’essentiel est de réduire la « mauvaise dette », celle qui sert à payer les dépenses courantes en lieu et place des investissements. Lorsque la charge de la dette est telle qu’elle évince significativement d’autres dépenses, souvent urgentes, il s’agit là d’une situation condamnable, à laquelle il faut remédier.

C’est pourquoi Ségolène Royal propose une profonde réforme de l’utilisation de la dépense publique  qui permettra de mener la décentralisation à son terme afin de permettre aux collectivités de gérer plus et surtout mieux : un euro dépensé doit être un euro utile. La France a besoin d’un État moderne qui fonctionne bien et diminue son train de vie. Pour y parvenir, il faudra clarifier les compétences pour supprimer des dépenses inutiles et les nombreux doublons, source de gaspillage. Les redéploiements seront mis en oeuvre en fonction de cet objectif. Cette réforme, qui ne se fera pas au détriment de la qualité du service public, permettra de mettre des agents là où c'est nécessaire et en réformant profondément un Etat trop centralisé.


Pour que l’impôt qui finance la dépense publique soit également bien accepté, Ségolène Royal propose d’étendre la démocratie participative pour permettre aux usagers du service public de décider de l’usage des fonds régionaux.

 
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