Le 22 avril, montrez que vous voulez une France rassemblée, unie, apaisée, qui croit en l’avenir parce qu’elle a confiance en elle.
Familles, éducation, emploi, écologie, services publics, ce sont les bases pour remettre la France en marche.
Lutter contre la vie chère, relancer la création d’emplois, accompagner l’autonomie de la jeunesse, protéger les personnes âgées et renouveler notre démocratie sont au cœur des priorités de Ségolène Royal.
Rassemblons-nous le 22 avril pour préparer cette victoire, pour donner un autre visage à la République… Le visage du progrès et de la justice pour tous.
Le 22 avril, dès le 1er tour, votez et faites voter Ségolène Royal!
Notre objectif est de retrouver le plein emploi en ramenant le taux de chômage au-dessous de 5% d’ici 2012 et en diminuant de moitié sa durée.
Pour y parvenir, nous mettrons en oeuvre un nouveau modèle de croissance qui conjugue la création d’emplois, l’innovation, la sécurité des carrières professionnelles et le développement durable, car nous devons simultanément répondre aux enjeux écologiques.
A cet effet, dans le printemps 2007, nous engagerons avec les partenaires sociaux une Conférence Nationale qui aura pour charge de débattre des orientations et des propositions en termes d’emploi, de salaire, de conditions de travail et de protection sociale, dans le secteur privé comme dans la fonction publique.
Nous réactiverons les emplois-jeunes dans le secteur public et associatif en relation avec les emplois tremplins mis en place dans les régions.
Nous modifierons les prélèvements sociaux afin qu’ils cessent de pénaliser l’emploi. Nous avons réalisé une première étape majeure en 1998 en basculant les cotisations sociales maladie vers la CSG. Nous devons aujourd’hui faire de même pour les cotisations patronales en les calculant sur l’ensemble de la richesse produite et non sur les seuls salaires.
Nous ferons un bilan avec les partenaires sociaux de l’application des 35 heures, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif.
Nous relancerons la négociation sur le temps de travail, pour étendre le bénéfice des 35 heures, avec création d’emplois, à tous les salariés. Si la négociation n’aboutit pas, la loi interviendra. Nous rétablirons par la loi les rémunérations des heures supplémentaires et les plafonds horaires comme ils l’étaient avant leur remise en cause par la droite.
Le conflit du CPE, après bien d’autres mobilisations sociales, a marqué le rejet catégorique des Français et notamment les plus défavorisés d’entre eux, de la précarisation générale du travail.
L’heure n’est plus au rafistolage. Il faut repenser tout le système. Nous le ferons avec les partenaires sociaux dans une grande négociation sur la Couverture Professionnelle Universelle (CPU).
Elle assurera les trois éléments majeurs du travail : l’emploi, une garantie de ressources et la promotion professionnelle. Dans ce cadre, nous créerons un droit individuel à la formation tout au long de la vie d’autant plus élevé que la formation initiale aura été courte. Il prendra la forme d’une « carte vitale professionnelle ».
Nous unifierons les droits des demandeurs d’emplois : une garantie de ressources de base, ouverte à tous les actifs privés d’emploi et financée par la solidarité nationale et un régime complémentaire, proportionnel au dernier salaire, l’Unedic, géré par les partenaires sociaux. Chaque demandeur d’emploi bénéficiera d’un accompagnement individualisé dans un dispositif comportant un bilan, la formation professionnelle et un référent unique. Nous lancerons une négociation pour aller vers un Service public de l’emploi unifié mettant en synergie les différents acteurs de la politique de l’emploi, notamment les régions qui sont l’échelon pertinent pour définir les orientations et les objectifs de la politique de formation.
Pour lutter contre la précarité, nous supprimerons le CNE et réaffirmerons la primauté du CDI sur toute autre forme de contrat de travail. À cet effet, nous modulerons les cotisations sociales en fonction de la durée du contrat de travail et du nombre de contrats précaires dans l’entreprise. En cas de licenciement économique, nous étendrons les droits aux salariés en fin de contrat à durée déterminée (CDD) et de mission d’intérim, les différents congés de conversion ou de reclassement seront réunifiés. Dans le cas de licenciements « boursiers » c’est-à-dire de suppression d’emplois liées non à une difficulté réelle pour l’entreprise, mais à la seule recherche d’un taux de profit supérieur, ce sont les procédures préalables à la définition du plan social qui seront renforcées afin d’assurer un véritable contrôle de la part des salariés. Nous réviserons les relations entre les entreprises sous-traitantes et les donneurs d’ordre pour mieux protéger les salariés. Dans les fonctions publiques, nous engagerons un plan de lutte contre la précarité et supprimerons tout dispositif de nature à porter atteinte au statut général de la Fonction publique.
La politique menée par la droite depuis 5 ans n’a rien réglé sur le terrain de l’immigration. En dépit- ou peut-être à cause- de nombre de lois et de décrets, le flou et l’arbitraire ont prévalu. Au final, la clandestinité a été renforcée sur le territoire ; le nombre d’immigrés « sans papier » a augmenté ; la dégradation de la réalité sociale et sanitaire de beaucoup d’adultes et d’enfants s’est accentuée, en raison même d’une situation de non-droit.
Les mesures prises par les différents gouvernements de droits visant l’Aide Médicale d’Etat sont inacceptables. La vulnérabilité accrue de nombreux travailleurs clandestins vis à vis de trafiquants et d’employeurs peu scrupuleux, n’est pas digne du pays des Droits de l’Homme.
La priorité affichée à « l’immigration choisie » remet en cause de manière abusive, les principes de l’immigration légale. Elle ne représente pas une réponse aux besoins économiques du pays. Elle manifeste une conception arrogante et unilatérale du co-développement.
Nous voulons une politique, associant la nécessaire maîtrise des flux migratoires au respect des principes républicains et des règles de droit dans une démocratie.
Cela suppose de fixer des règles claires et objectives et de s’y tenir, en particulier dans le domaine de la régularisation, pour celles et ceux qui participent à la richesse nationale, élèvent des enfants scolarisés sur notre territoire. Le rétablissement de la règle des 10 ans pour une régularisation de plein droit paraît indispensable, pour sortir de l’insécurité juridique permanente et de la clandestinité perpétuelle, source de tous les abus, de toutes les fragilités, et de toutes les exploitations.
Le droit au regroupement familial doit être également clairement posé. Pour des raisons humaines, mais aussi de santé publique, les principes de l’Aide Médicale d’Etat doivent être rétablis, sans délai.
Elle préconise également :
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L’instauration d’un visa permettant des aller et retour multiples entre la France et le pays d’origine, et ce sur plusieurs années ; il s’agit d’une approche moderne fondée sur les nécessités de la mobilité.
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La relance d’une vraie politique de coopération euro-méditerranéenne, associée à une démarche de co-développement respectueuse des besoins des pays d’origine et de ceux de la France.
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