Le 1er tour de l’élection présidentielle a eu lieu dimanche. Un scrutin attendu, aux enjeux considérables et dont nous pouvons maintenant tirer plusieurs enseignements.
D’abord, celui d’une mobilisation exceptionnelle : 83,82 % des électeurs des Bouches-du-Rhône se sont par exemple déplacés contre 73,20 % le 21 avril 2002. Cette tendance est partagée nationalement et elle reflète une profonde prise de conscience de l’importance de cette élection sur notre futur cadre de vie et sur notre destin collectif. Il est vrai que cette prise de conscience se fait plus facilement aujourd’hui qu’en 2002 car la gestion catastrophique des questions économiques et sociales depuis 5 ans a fortement mobilisée l’opinion.
Par ailleurs, cette victoire démocratique s’accompagne d’un net recul du Front National. Si l’on peut se réjouir de l’effondrement relatif de Jean-Marie Le Pen, il convient de mesurer combien nombre de ces électeurs ont compris que Nicolas Sarkozy était davantage en capacité d’appliquer au plus vite une grande partie de son programme. L’affiche du candidat UMP nous prévient que tout est possible. On se rend bien compte qu’avec lui, malheureusement… c’est le pire qui est possible.
Face à son projet de société, nous ferons campagne dans les 10 jours qui viennent pour que s’impose un changement institutionnel, une nouvelle donne économique, une autre conception des rapports sociaux, un autre projet environnemental. Ségolène Royal est bien partie pour l’emporter le 6 mai et je voudrais à ce titre souligner trois éléments :
- Son résultat personnel (25,9 %), score équivalent à celui de François Mitterrand en 1981 (25,8 %) et supérieur à celui de Lionel Jospin en 1995 (23,3 %). Tout cela est plutôt de bonne augure…
- L’union de toutes les forces de gauche pour obtenir une rupture politique et empêcher l’élection ou plutôt la réélection de Nicolas Sarkozy, tant son projet de société est le prolongement direct de celui mené par Jacques Chirac depuis 5 ans (en pire, car nous avons vu précédemment son accointance avec les idées du Front National !).
- Le joli score de François Bayrou (18,3 %), véritable camouflet donné à la tentative d’écrasement du centre par la droite. Ces électeurs ont montré de manière significative leur refus d’une conception brutale de faire de la politique et leur rejet du système en place. Un système UMP à bout de souffle. Un système Chirac / Sarko au bilan bien médiocre. Un système que les électeurs doivent rejeter le 6 mai…
Pour cela, mobilisation générale afin de porter le pacte présidentiel et toutes nos propositions en matière d’emploi, de logement, de santé, d’éducation, d’environnement… Notre avenir collectif en dépend !
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