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Voici mon intervention lors de la séance du conseil municipal de Marseille, du lundi 27 juin 2011 (rapport 47 - présentation du compte administratif) :

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nat-conseilmunicipal.jpg Mes chers collègues,

Avec une épargne brute supérieure à 100 millions € en 2010, le compte administratif montre que la situation financière de notre ville s’est améliorée. Nous ne contestons pas ce fait et même nous nous en réjouissons. 

L’explication en est relativement simple : les dépenses de la ville ont baissé de 1% alors que ses recettes ont augmenté de 4%. 

Autre élément depuis 3 ans la ville emprunte moins que ce qu’elle rembourse ce qui a permis de stopper la progression de la dette. Comptablement, l’exercice 2010 est donc satisfaisant. Mais si ce point de vue est incontestable , le débat qui nous intéresse avant tout est de savoir comment se traduit cette politique de rigueur pour notre ville et pour nos concitoyens .

D’après les chiffres de la Direction des Collectivités Locales, Marseille est, parmi toutes les métropoles, celle qui a le plus augmenté ses impôts depuis 7 ans (+21 % en euros constants). 

Le niveau de la taxe d’habitation à Marseille, était ainsi, en 2010, largement supérieur à la moyenne nationale. Avec la suppression de l’abattement à la base, l’ensemble des foyers marseillais constatera dans quelques semaines une nouvelle hausse de 130 euros, ce qui portera la taxe d’habitation à un niveau 25 % supérieur à la moyenne nationale. Alors que, dans les 10 grandes villes françaises, un foyer paye en moyenne 900 € de taxe d’habitation, à Marseille il en paye plus de 1150 € ! 

Bizarrement l’addition est un peu moins salée pour les propriétaires que vous privilégiez aux dépends des locataires. 

La pression fiscale est aujourd’hui à la limite du supportable pour de très nombreux foyers marseillais et les marges de manœuvre dans ce domaine sont très réduites. Je pense que tous les élus devraient avoir pleinement conscience de cette contrainte pour le futur… 

Parallèlement à cette augmentation continue de la fiscalité et des tarifs, la ville applique aujourd’hui une sévère politique d’austérité sur de nombreuses dépenses.

Ainsi, depuis 2 années, les dépenses de fonctionnement de la ville diminuent légèrement. 

Ce mouvement s’explique d’abord par la diminution spectaculaire des taux d’intérêt et donc des frais financiers. Ceux-ci s’élevaient à 84,7M€ en 2008 et à 56,6M€ en 2010 soit moins 35%. 

Il s’explique, par ailleurs, par le fonctionnement des services en baisse de 1,9% (il l’était déjà en 2009 de 2,5%). Enfin les charges de personnel, qui correspondent à 60% du budget de fonctionnement, sont, elles aussi, en légère baisse en euros constants. 

Comme je viens de le dire, ces résultats sont donc satisfaisants d’un point de vue strictement comptable. Mais notre rôle d’élu est avant tout d’évaluer les résultats de cette gestion sur la vie quotidienne de nos concitoyens. Et dans ce domaine, notre jugement est beaucoup plus sévère.

Il y a ainsi quelques semaines, la quasi totalité des élus de cette assemblée a reconnu que les effectifs de la police municipale étaient notoirement insuffisants ce qui conduit à une hausse continue de l’insécurité dans tous les quartiers. D’autres services publics comme les cantines scolaires, les musées, les sports souffrent, eux aussi, d’un sous effectif chronique. Cette situation entraîne une dégradation continue des conditions de travail du personnel et elle porte gravement atteinte aux services offerts à l’usager. Piscines ou musées fermés faute de personnel, créneaux horaires de plus en plus restreints, parcs non gardiennés, équipements mal entretenus, conflits sociaux à répétition, autant de dysfonctionnements qui minent la vie quotidienne de nos concitoyens. 

Ceux-ci considèrent, à raison, que selon l’expression bien connue, « ils n’en ont pas pour leur argent ».

Faut il rappeler qu’ici, dans la deuxième ville de France, certains parents d’élèves ont dû donner du papier toilette à leurs enfants (car l’école en était dépourvue) ou que d’autres ont couché devant un centre social pour pouvoir inscrire en priorité leurs enfants, faute d’un nombre de places suffisant ?

Je ne vais pas multiplier les exemples, mais tous les élus de bonne foi reconnaîtront avec moi que notre ville ne fonctionne pas bien dans beaucoup de domaines. Il y a là évidemment les effets de l’austérité budgétaire que nous connaissons depuis quelques années, mais votre manière de gérer la ville y est aussi pour beaucoup. Je m’explique.

« Ne pas trop déranger, tel est le secret du Gaudinosaure » titrait dernièrement avec humour un hebdomadaire national. Ne pas heurter de front les nombreux lobbies qui étouffent cette ville, telle est votre conduite depuis des années. Parlant de vous, un élu de votre majorité déclare ainsi « la cuisine politique est sa passion…ce qui l’intéresse vraiment, c’est la conquête du pouvoir et comment le conserver ! ». 

Un tel état d’esprit, vous en conviendrez avec moi, n’est évidemment pas propice aux réformes, à la remise en cause des « vieilles habitudes », à l’efficacité.

Bien évidemment notre ville est pauvre et manque donc de moyens financiers. Mais c’est avant tout du conservatisme, du laisser faire, des petits calculs, du manque de professionnalisme que Marseille souffre le plus. Cet état de fait, je le reconnais, n’est pas nouveau, mais vous vous êtes bien gardé de rompre avec toutes ses mauvaises habitudes. Il est évidemment plus facile de dénoncer à la tribune, comme vous le faites régulièrement, l’égoïsme de certaines personnes qui attaquent des permis de construire que de s’opposer au comportement archaïque de puissants lobbies comme celui des taxis ou de l’hospitalisation privée…

Votre manière d’étouffer tout véritable débat public ou de ne jamais faire un compte rendu de mandat devant la population montre bien la conception un peu « conservatrice » que vous avez de l’action politique, qui est évidemment le fruit de votre longue expérience… 

M . le Maire, chers collègues, je me suis peut être un peu éloignée des chiffres, mais, en tant qu’élu, nous ne pouvons nous satisfaire d’une vision purement comptable de la gestion de Marseille. 

En tant qu’élu d’opposition responsable, nous vous avons régulièrement alarmer sur une situation financière qui nous paraissait très tendue. Et après 30% de hausse d’impôt et une politique brutale d’austérité budgétaire, nous constatons avec honnêteté que la situation comptable s’améliore un peu.

 L’accumulation insensée des autorisations de programme (plus de 1,8 milliards s’il fallait le rappeler) nous inquiètent néanmoins et elle doit aussi vous inquiéter puisque vous avez décidé d’augmenter de 130 euros les impôts de tous les contribuables…

Nous ressentons depuis quelques mois une dégradation très sensible du fonctionnement des services publics, du climat social et de la tranquillité à laquelle chaque citoyen à droit. L’insécurité, l’incivisme, le repli sur soi et la précarité sont en train de miner Marseille. 

Les comptes de la ville vont donc certes un peu mieux cette année, mais son état général, l’état d’esprit actuel de ses habitants ainsi que ses perspectives économiques nous inquiètent beaucoup plus. 

Nous nous abstiendrons sur ce compte administratif 2010.

club-pigamo-2 Comme je te l’avais écrit sur ce blog, j’ai souhaité créer un club de réflexion sur le secteur des 6ème et 8ème arrondissements.

Pourquoi ce club ? Tout simplement parce que c’est dans la proximité, la transparence, le travail et la concertation que je conçois mon engagement et c’est ainsi que fonctionnera ce club.
Proximité car il nous permettra militants politiques, syndicalistes, associatifs, citoyens proches de nos valeurs, de nous retrouver et de pouvoir discuter des problématiques de ce secteur et établir les propositions que nous souhaitons proposer aux citoyens.
Transparence car il sera le lieu où je vous ferai les comptes rendus de mon travail d’élue et qu’en retour je pourrais entendre vos remarques et/ou critiques.
Travail car ce club ne fera pas qu’aborder simplement des thématiques ou faire le compte rendu des conseils municipaux et d’arrondissements. Non il devra aussi répondre aux attentes des habitants et apporter des réponses claires à leurs problèmes.
Enfin concertation car nos réunions seront un lieu d’écoutes et surtout d’échanges de nos expériences, de nos préoccupations, de notre vision pour changer de politique dans ce secteur et faire gagner Marseille demain.
Bien souvent nous militons chacun de notre côté parfois nous nous retrouvons dans des moments forts mais jamais nous avons pris le temps de créer des moments privilégiés pour porter nos projets et nos idées.

C’est donc chose faite depuis le 6 juin 2011. Vous avez été nombreux à répondre à mon invitation et je sais que nous serons encore plus nombreux la prochaine fois.
Désormais ce club que j’ai souhaité ardemment a pris forme, il ne m’appartient plus et c’est ensemble que nous construirons cette nouvelle force.
Ouvert à tous et pour tous, il deviendra le laboratoire d’idées de la gauche pour faire gagner le 6/8.

club-pigamo-1

 

224679 115744848509744 100002226891469 150703 978807 n M. le Maire, Chers collègues,

 

La semaine dernière, la communauté urbaine MPM a organisé, avec l’ensemble des partenaires concernés, les états généraux du logement. Cette grande concertation avait pour objectif de faire le point sur les problèmes rencontrés par les habitants de la métropole pour trouver un logement correspondant à leurs attentes. Elle servira aussi à fixer des objectifs plus ambitieux au Plan Local de l’Habitat qui sera révisé en 2012.

 

Le diagnostic, partagé par quasiment tous les acteurs, est limpide : il y a aujourd’hui et plus qu’hier encore, une véritable urgence pour construire plus de logements et à des prix moins élevés tout particulièrement dans certaines communes environnantes ainsi que dans certains quartiers de Marseille.

 

  Ce constat n’est pas nouveau et voici de nombreuses années que nous vous alertons sur ce sujet. Avec la hausse continue des prix de nombreux ménages marseillais éprouvent de plus en plus de difficultés à trouver un logement adapté à leur souhait et à leurs moyens.

Rappelons qu’environ 80% des ménages de notre ville gagne moins de 2500 € par mois ce qui rend évidemment très difficile l’accession à la propriété pour une majorité d’entre eux.


Le principal objectif en matière de logement, que cela vous plaise ou non, est donc bien la production de logements à un prix de loyer accessibles pour tous et plus particulièrement de « logements sociaux » pour les foyers modestes.

 

Ceci est loin d’avoir été le cas de votre municipalité jusqu’en 2006, et certain de mes collègues ont encore en mémoire vos harangues enflammées contre les HLM, forcément destinés à enlaidir la ville et à abriter une cohorte d’électeurs de gauche... Hélas la réalité est plus compliquée…

 

 Face au mécontentement de nombreux habitants, votre municipalité s’est ensuite engagée depuis juillet 2006 dans une politique un peu plus active et plus volontariste.

La communauté urbaine, depuis qu’elle est présidée par E. Caselli et accompagné par notre Vice Présidente Samia Ghali, vous a aussi incité à accentuer vos efforts en matière de production de logements meilleurs marchés et nous pouvons nous en féliciter.

 

En matière de logements sociaux, reconnaissons le, les chiffres sont donc à la hausse mais nous notons que malheureusement plus de 40% de ces logements financés sont de type PLS, ce qui n’est pas véritablement du logement « social » avec des loyers atteignant souvent 600 à 700 euros…

 

Nous contestons aussi et surtout votre manière de répartir dans la ville ces logements puisque 70% sont construits dans les quartiers nord sans aucun souci de mixité sociale au sud. Cette vision idéologique nous paraît bien dépassée alors que 80% des marseillais, je le répète, peuvent prétendre au logement socia

 

Et le gouvernement, saluons le pour une fois, est plus en avance que vous sur le sujet, puisque la loi Boutin vous oblige aujourd’hui à encourager la mixité sociale par arrondissement et non plus en moyenne sur la ville entièr


Je comprends que cette obligation vous pose problèmes quand on constate que le 4 ème compte 8% de logements sociaux, le 5ème 5,3%, le 6ème 3,7% et le 8ème 7,2%… Bien sûr je n’oublie pas le 7ème qui n’en compte que 4,9%. Mais je note néanmoins qu’en 2010, il aura été programmé plus de logements sociaux dans le 7ème que dans le 5ème, 6ème et 8ème réunis !

 

Alors, au delà de vos belles déclarations sur l’amour que vous portez aujourd’hui au logement social, il y a les faits et les actes qui vous engagent.

 

Et que nous montre votre politique. Et bien nous allons par exemple examiner maintenant 3 rapports entérinant la vente de 3 parcelles destinées à des opérations immobilières. L’une dans le 8ème (Avenue du Corail), l’autre dans le 9ème (rue Theodore Cayol), et la dernière dans le 12ème (Avenue de la Figone).

 

 Ces 3 opérations vont permettre à 3 opérateurs privés de construire sur des terrains communaux 254 nouveaux logements en accession libre (allant de 3000 à 4000 € le m2), et aucun logement à prix maîtrisé et encore moins en locatif conventionné. Voilà un exemple parfait, M. le Sénateur-Maire, de l’abîme entre vos discours apaisants et vos actes, beaucoup plus idéologiques.

 

En parlant d’idéologie, je compte sur vous M le Maire, pour ne pas laisser faire certains membres de votre majorité. Ces élus que l’on pourrait surnommer les bétonneurs de Marseille. Non contents d’avoir laissé fermer une usine qui fonctionnait sans bouger le moindre petit doigt. Ils veulent aujourd’hui dénaturer tout un quartier qui je sais vous est cher : celui de Montredon. Je le répète, je compte sur vous pour que jamais ce projet immobilier ne puisse voir le jour. Si c’était le cas, ce serait abandonner ce quartier, ce serait abandonner ses habitants, ce serait les ghettoïser.

 

Pour revenir à ces projets que l’on ne peut plus empêcher, j’espère que nous pourrons les améliorer.

 

M. le Sénateur-Maire, nous savons que le problème de pénurie de logements à loyers accessibles dans ce pays est extrêmement complexe et qu’il n’y a pas, comme vous le dites souvent, de baguette magique pour le résoudre. Il y a néanmoins des collectivités locales (et je pense entre autres à Paris et Lyon) qui déploient toute une panoplie de mesures et de moyens permettant la construction de très nombreux logements conventionnés. La ville de Paris vient d’indiquer par exemple qu’elle devrait atteindre le seuil de 20% de logements sociaux dés 2014 alors que cette ville était largement derrière Marseille voici quelques années.

 

Malgré l’envolée des prix que connaît la capitale, il y a donc une vraie volonté politique de construire dans tous les arrondissements des logements meilleurs marchés, destinés à répondre à la demande des foyers modestes et des classes moyennes. 

 

Pour remplir cet objectif de bon sens et de justice sociale, le groupe FGM vous propose aujourd’hui le vote de 3 amendements au rapport 98, puis 101 et 104.

interview  au quotidien La Provence publié le 11 mai 2011.

 

11mai2011laprovence.png

Cher(e) ami(e),

 

Il y a maintenant un peu plus de trois ans, j’étais élue conseillère municipale et conseillère des 6ème et 8ème arrondissements. Comme je m’y étais engagée, je souhaite vous informer du travail que j’ai pu mené certes, de manière non exhaustive, mais qui permettra de faire un bilan à mi-mandat. Ce bilan beaucoup d’entre vous le connaissent déjà puisque nombreux sont ceux qui me lisent régulièrement sur mon blog ou qui me rencontrent lors de divers évènements.

Mon action première, même dans la minorité, a été de faire ressortir les engagements développés collectivement lors de la campagne électorale. Il fallait consolider des bases pour le futur dans ce secteur.

Mon implantation dans ces arrondissements a pu se faire grâce à l’écoute, la participation dans les associations de quartiers et les CIQ. Ce travail a été rendu possible par la présence et l’action de tous ceux qui militent depuis des années dans ce secteur et qui ont toujours été présents. Pour vous mais aussi pour les habitants de ces arrondissements qui attendent et espèrent une mobilisation de ma part, il n’est pas possible de laisser tomber.

Si je m’en doutais, je ne mesurais pas à quel point la gauche et plus particulièrement le Parti Socialiste étaient attendus dans ce secteur. Ce serait abandonner des personnes qui, sans notre relais, seraient laissés pour compte par la majorité municipale actuelle. Ce sentiment est parfois déjà ancré en eux. Par un travail de fourmi, j’ai affirmé la présence du Parti Socialiste à leurs côtés et aussi présenter une opposition construite au maire de secteur.

Je peux être fière des combats que nous avons menés, par exemple aux côtés des salariées des 3 Suisses, des travailleurs de l’usine Légré Mante et des salariés de Monoprix.

En mobilisant les habitants de ces quartiers et les marseillais, la presse, les élus, les partis politiques, nous avons réussi collectivement à leur apporter du soutien et quelques victoires.

 

 En 2009, nous nous sommes mobilisés contre la fermeture du centre d’appel des 3 Suisses de Marseille. 79 salariés sur le carreau, avec pour seule issue : accepter de partir hors de France. Nous avons dénoncé fermement l’attitude honteuse des dirigeants profitant de la crise pour faire accepter cette délocalisation. Nous nous sommes battus pour médiatiser leur situation notamment lors du meeting des européennes en présence de Martine Aubry. L’intervention d’une des déléguées syndicales et sa médiatisation a ainsi contribué à la négociation d’un plan de licenciements plus favorable aux salariées.

Le 05 novembre 2009, j’ai organisé avec d’autres élus du secteur un meeting de soutien aux salariés de l’usine Legré Mante. Cette soirée a réuni plus de 200 personnes à la Madrague-Montredon. Notre pétition a recueilli des milliers de signataires. Cependant, et malgré une présence soutenue, nous n’avons pas pu empêcher la fermeture de l’usine. Mais nous avions raison lorsque nous dénoncions le fait que l’immobilisme de la droite face à la situation de cette usine masquait certainement de sombres idées. Nous savons maintenant que le fameux projet immobilier que réfutaient les élus UMP est en fait réalité. Aujourd’hui le combat continue et je me suis associée aux habitants du quartier qui dénoncent ce projet immobilier afin qu’il ne voit pas le jour.

Ces combats méritent d’être menés comme le prouve la victoire des salariés du Monoprix Rond Point du Prado. Ils ont obtenu gains de cause et ont pu reprendre le travail dans de bonnes conditions. Le sourire en prime grâce à la quête que nous avions organisée avec la fédération socialiste et que nous avions partagée entre les salariés de la Canebière et du Prado lors des assises militantes du PS 13 du 02 octobre.

De ces trois combats, je retiens que notre secteur n’est pas épargné par les conflits sociaux. Ils sont simplement moins visibles. Ils ne sont pas moins durs non plus. A chaque fois, il a fallu faire face aux forces de police. Bien entendu, il ne s’agit pas de les incriminer, ils ne font que leur travail, mais je n’oublierai jamais la tristesse et l’indignation de ses salariés obligés de quitter leur lieu de travail.

Ainsi, si la force du combat est la même, il y a comme une certaine pudeur dans nos arrondissements comme, si cela ne se faisait pas dans le 6/8. Il suffit donc à la droite de faire comme si elle ne voyait rien. Face à la presse, elle ne cesse de répéter qu’elle ne peut rien faire et les habitants, à force, de le croire.

Par notre combat collectif, nous avons montré que la résignation n’a pas lieu d’être en politique. En accompagnant ceux qui ont eu le courage de se révolter dans ces quartiers, que l’on croit si paisible et où la misère n’a pas lieu d’être, nous avons fait la preuve que rien n’est immuable au contraire.

 

Ce fut le cas dans mon soutien pour le centre social « Mer et colline ». Notre mobilisation a fait reculer la droite qui voulait supprimer dans ce centre le dispositif PAPEJ (Point d’Accompagnement Prioritaire à l’Emploi des Jeunes). Je pense aussi aux postiers du 8ème. Quelques temps après la venue de Laurent Fabius pour leur apporter le soutien du PS, comme par hasard, une négociation avait lieu.

J’aurais pu aussi parler de tout le reste : les réunions de CIQ, réunions associatives, où j’ai pu me tenir informée des problèmes des habitants, écouter les revendications de chacun et les inaugurations comme dernièrement celle de l’école-collège Melizan-Fiolle-Puget ou de l’Université du temps libre. Il ne s’agit pas de faire un bilan exhaustif de toutes les actions que j’ai menées tout au long de ces trois années. Des combats qui ne sont pas encore terminés aujourd’hui et que nous devons continuer, comme les problèmes d’inscription scolaire et la grève des postiers dans le 6ème arrondissement.

J’aurais pu faire le point sur mon travail moins public mais tout aussi intense en tant que vice-présidente du groupe Faire Gagner Marseille. À ce titre, je vous invite à consulter régulièrement mon Blog www.nathaliepigamo.com. Vous y trouverez mes interventions lors des différents conseils municipaux. A de nombreuses reprises, je me suis exprimée sur les finances de notre ville, sujet crucial pour l’avenir des marseillais.

Mais, j’ai voulu axer ce premier bilan sur les principaux combats qui m’ont le plus bouleversée, le plus appris, ceux qui font croire en l’utilité d’un( e) élu( e) et de la politique.

Ces combats se sont menés dans ces arrondissements que j’aime profondément. Je reste persuadée qu’il n’y a pas de forteresses imprenables et que beaucoup d’habitants dans ces arrondissements, où douceur de vivre et charme sont les maîtres mots, attendent du Parti Socialiste. Si l’UMP transforme en profondeur ces quartiers, expulsant les chibanis pour construire des logements luxueux, s’il s’agit toujours d’un des secteurs les plus faibles en offre de logements sociaux, je sais qu’il bouge aussi dans le bon sens et qu’une opposition crédible, constructive et efficace est obligatoire.

Nous sommes dans une ville où la réalité économique et sociale est difficile pour beaucoup et il reste énormément à faire pour améliorer la vie de nos concitoyens.

C’est pourquoi, je suis plus déterminée que jamais à accomplir le mandat que les électeurs m’ont confié avec toute l’honnêteté et l’engagement nécessaires.

Parce ce que c’est dans la proximité, la transparence, le travail et la concertation que je conçois mon rôle d’élue, j’ai décidé de créer un club de réflexion sur notre secteur.

 

À trois ans des prochaines échéances municipales, je pense que l’heure est venue de définir et de discuter de nos projets de demain pour Marseille et nos arrondissements. Il sera ainsi l’occasion pour moi de vous tenir au courant des dossiers municipaux, et de mon travail. Il sera pour vous l’occasion de me saisir de vos projets, de vos idées, de vos préoccupations et de vos attentes aussi.

Ouvert à tous et pour tous, il deviendra le laboratoire d’idées de la gauche pour faire gagner le 6/8.

Plus que jamais déterminée à continuer le combat dans nos arrondissements, convaincue qu’il existe une politique meilleure et plus juste pour la ville de Marseille, je vous donne rendez vous très vite, sur le terrain.

 

Retrouvez ma réaction en vidéo au projet de création de 300 résidences à la place de l'Usine Legré-Mante, fermée brutalement il y a deux ans.

 
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