Ainsi donc Marseille accélère. C’est en
tout cas ce que l’on peut lire sur certains panneaux d’affichage de notre ville. Sur ces mêmes panneaux on peut aussi y lire « 2012,2013,…2016 ». On peut en effet espérer que Marseille accélèrera
en 2012…lorsque les socialistes auront gagné la présidentielle.
Et si l’on comprend très vite pourquoi cette campagne sort maintenant on s’aperçoit surtout qu’elle ne parle que de projets et d’aucunes réalisations pour améliorer le quotidien.
Car aujourd’hui ce serait plutôt Marseille ralentit quand elle ne recule pas.
Cette année si 80% des marseillais peuvent prétendre à un logement social, 85%, quelque soient leurs revenus, répondent aux critères d’attribution d’une augmentation de leur taxe d’habitation de
120 euros. Ce qui place Marseille en tête du peloton des grandes villes pour le montant moyen de la taxe d’habitation, alors que les marseillais ont un revenu 15% inférieur à la moyenne.
Sa croissance démographique annuelle est inférieure à celle du département, de la région et de la quasi-totalité des grandes métropoles.
Avec 74 000 demandeurs d’emploi et un taux de 13,7% Marseille est au dernier rang des grandes villes. En termes d’emplois qualifiés l’INSEE place notre métropole dernière sur les 12 autres.
A l’évidence, avec une dette de 2 400 euros/habitants, notre ville est au point mort.
L’un de nos quotidiens, récemment, dédiait toute une page à « ces blocages qui plombent le quotidien ». On pouvait alors y lire que dans la 2ème ville de France parcs cet jardins n’étaient plus
accessibles à partir de 17h15, c’est à dire quand la plupart des marseillais rentrent du travail, alors que les lyonnais, par exemple, peuvent bénéficier du parc de la tête d’or jusqu’à 22h30.
Seules 5 piscines restent ouvertes durant les périodes de vacances et 6 touts les samedis de l’année ; une vie nocturne impossible après 22hrs ; des enfants qui encore une fois ne pourront être
scolarisés faute d’un système d’inscription scolaire digne d’une grande ville comme la notre. La liste pourrait être plus longue…on pourrait y ajouter l’absence de logements bon marché, la
dégradation des équipements et des services publics, l’insécurité quotidienne, le manque de places en crèche, l’absence de garderies le soir…
Marseille accélère si bien qu’un récent sondage montrait qu’environ un marseillais sur deux rêvait de quitter sa ville. Inutile de vous parler de l’état économique de notre ville, la seule
évocation de Net Cacao, Fralib, Le Port, la SNCM, vous permet d’en saisir la réalité.
Alors oui, il faut que notre ville se dynamise et il est temps que le Maire de Marseille arrête de se pavaner au Sénat attendant comme « sœur Anne » et ne voyant rien venir…à moins que cette fois
ci ce ne soit la bonne et qu’alors désinteréressé au plus haut point par le quotidien des marseillais celui-ci délaisse complètement notre si belle ville.
Il est temps que Marseille ait des élus prêts à relever le défi de lui rendre son statut de deuxième ville de France.
Bravo les filles (et bien sûr un peu les gars aussi) non pas parce
que la grève est enfin terminée pour vous salariés du monoprix Prado, non pas parce que vous avez tenu trois semaines, mais parce que vous avez gagné.
Oui, vos revendications ont pour la plupart abouti et, ce soir, il y a eu enfin un protocole de négociations avec la direction comprenant notamment la révision des petits contrats, une nouvelle
reclassification pour certains, l’étalement des jours de grève…David a donc encore une fois gagné contre Goliath et cela sans jamais perdre le soutien des habitants du quartier et des clients que
l’on sait pourtant très attachés à leur magasin car il est l’un des premiers monoprix de France en terme de chiffres d’affaire.
Alors, bravo à vous. Vous qui étiez si tristes, il y a exactement une semaine jour pour jour, vous pouvez être fiers de vous.
Il ne me reste plus qu’à vous remercier. Vous citoyens qui avaient été plus de 600 à signer la pétition de soutien. Vous militants socialistes qui avez été nombreux à soutenir financièrement les
salariés du Prado et de la Canebière.
Il ne me reste plus qu’à espérer que les salariés de Monoprix Canebière qui sont en négociations depuis cette après-midi, connaissent la même issue, en tout cas, ils peuvent compter sur notre
soutien.
Ce soir les salariés du Monoprix Prado se sont fait expulsés de
leur lieu de grève. Voilà trois jours que ces salariés ont tout fait pour qu’une négociation aboutisse et en retour l’attitude de la direction a été plus que lamentable.
Ce soir après avoir mis le peu de clients, qui leur restait, dehors, ils ont fermé les grilles du magasin et ont attendu sagement les forces de l’ordre. Celles-ci sont venues comme d’habitude en
nombre face à la vingtaine de salariés présents dont je vous le rappelle la majorité sont des femmes.
Mais la Police n’était pas là seulement pour faire respecter la décision du tribunal administratif de faire enlever le matériel. Elle était également présente pour permettre aux camions de livrer
leur marchandise.
Voilà leur réponse à des employés qui ne demandaient que 50 euros d’augmentation par mois, à des salariés qui ne demandaient que l’étalement de leurs jours de grève à défaut de se les voir
supprimer, à des femmes et des hommes qui ne demandaient qu’un peu de respect, eux qui pour certains ont plus de vingt années de travail dans ce magasin.
Et pourtant, je voudrais les féliciter pour la dignité que ces salariés ont su garder, malgré la tristesse, l’incompréhension, l’amertume et la colère, il n’y a eu aucun heurt ce
soir. Malgré tout le mépris que la direction leur a affiché, j’ai été particulièrement touchée par leur courage et leur solidarité. Très vite, ces salariés ont compris que ce sont eux
finalement qui ont gagné. En effet, ils n’ont pas hésité à se révolter, malgré les temps qui courent, et n’ont pas tardé à être récompensés puisque ce soir un Monoprix de Paris vient de
se mettre en grève.
Alors malgré cette triste soirée courage et bravo !
Hier, je suis allée à la rencontre des
salariés du Monoprix du Rond Point du Prado. Depuis le 17 septembre 2010, les salariés regroupés en intersyndicale sont en grève et dénoncent leurs conditions de travail. Ils
s'insurgent entre autres contre une politique de bas salaires quand le chiffre d’affaires de l’établissement est qualifié d’excellent et le non paiement de leurs heures supplémentaires.
Au delà de leurs revendications, que je rejoins évidemment, c’est à toute une catégorie de salariés à laquelle je voulais apporter mon soutien : celle des travailleurs précaires, celle de ces
femmes, majoritaires dans ces emplois, qui subissent des temps partiels imposés, des cadences infernales et des conditions de stress trop importantes.
Il est donc nécessaire d’améliorer leurs conditions de travail aujourd’hui désastreuses et de se joindre à leurs revendications.
Aujourd'hui, les salariés de Monoprix Marseille Canebière se sont aussi mis en grève et le mouvement tend à s'amplifier.
Une pétition est en ligne et je vous invite à la signer...
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Avec la Réforme des retraites, les coupes budgétaires du gouvernement dans le domaine du social, nous devons plus que jamais rester solidaires. C’est la raison pour laquelle je vous invite à
venir nombreux demain jeudi 23 septembre à 10h30 rejoindre le cortège des manifestants des Bouches-du-Rhône.
Heureuse coïncidence de calendrier entre AÏd El
Fitr et Roch Hachana.
Pas besoin d'écrire un long discours je souhaite juste adresser une pensée fraternelle pour tous ceux qui sont en fête.
Que ces beaux moments vous apportent la douceur et toutes les vertus bénéfiques du miel.
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