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Voilà c’est reparti et pour ceux qui dès leur retour de vacances se sont précipités sur mon blog, un seul mot : merci !
Merci de continuer à suivre mon actualité et d’être toujours aussi nombreux à vous connecter régulièrement.
Comme vous avez pu le remarquer la charte graphique et la présentation de mon blog ont changé (l'ancienne version ci-contre). Cela peut paraître futile pour certains mais je tenais à lui donner un aspect différent.
Je souhaitais ainsi une version plus simple, plus claire sans fioritures. Car aujourd’hui plus que jamais, je pense que nous avons autant besoin de changement que ce que nous avons besoin de simplicité.
Ainsi, la crise nous incite à changer radicalement nos modes de pensées et à nous recentrer sur nos besoins fondamentaux.
A une moindre échelle le Parti socialiste a décidé de se rénover et il a raison ; mais cela uniquement pour qu’enfin nous puissions simplement redevenir ce que nous n’étions plus : des militants offensifs.
Voilà pourquoi cette nouvelle version qui j’espère d’ailleurs vous plaît, est à l’image de ce que nous devons être en cette rentrée : acteur du changement et du retour à la simplicité.
Je tiens à remercier les personnes sur qui, comme d’habitude, je peux compter lorsqu’il s’agit de tout changer !


Message transmis ce jour aux membres du groupe facebook "soutien aux salariés de l'usine Legré Mante"

"Je tenais à vous remercier d’avoir été si nombreux à rejoindre le groupe facebook
Ainsi, vous êtes plus de 600 à être membres de ce groupe et cela en moins d’une semaine.
Aujourd’hui, je suis donc allée remettre vos soutiens aux salariés présents devant l’usine.
C’est avec beaucoup de joie qu’ils ont accueillis ce geste de solidarité et ils ne manqueront pas d’ajouter ces 600 noms à la pétition qu’ils font signer sur place.
Il est souvent difficile de savoir comment agir, comment aider quelqu’un surtout dans un cas comme le leur où tant d’obstacles se trouvent sur leur chemin.
Alors votre geste leur a apporté du réconfort et l’envie de continuer à se battre même s’ils ne l’ont jamais perdu.
Ces personnes luttent depuis des mois pour sauver leur outil de travail et leur avenir.  A présent, ils sont dans l’attente d’un repreneur potentiel et de la décision du tribunal administratif.
Des combats qu’ils mènent depuis juin, ils en ont déjà gagné plusieurs, celui notamment de pouvoir revenir devant leur entreprise et celui également de faire sortir de sa cachette Benjamin Margnat qui s’est exprimé dernièrement dans la presse.
.

Peut être que ce n’était pas un manque de courage de sa part mais que simplement M Margnat était  en vacances….en tout cas j’espère que les salariés de Legré-Mante pourront reprendre très vite le travail et faire eux aussi leur rentrée!

En attendant, continuons à les soutenir: n’hésitez pas à inviter des gens à rejoindre le groupe. J’ai parié avec eux que nous dépasserons rapidement les mille membres.

Encore un grand merci de leur part à vous tous…

Ensemble, nous pouvons faire bouger les choses !

Nathalie PIGAMO


Voilà quasiment 2 mois que les salariés de Legré-Mante se battent pour sauver non seulement leur emploi mais aussi leur usine.
Legré-Mante est la plus ancienne des usines de Marseille fondée en 1784. Elle est la seule en France a produire de l’acide tartrique et fournit une quarantaine de pays. Du jour au lendemain les 48 salariés se trouvent à la porte sans aucune proposition de plan social, sans aucune explication.
L’explication ils l’entendront par d’autres moyens car les propriétaires refusent de les rencontrer.

Le groupe Margnat propriétaire de cette entreprise accuse la concurrence chinoise pour justifier la liquidation judiciaire, il oublie au passage que la Commission de Bruxelles a institué un droit antidumping provisoire sur les importations d’acide tartrique.

Aujourd’hui grâce à leur courage et il faut l’avouer une presse qui a joué un rôle fondamental (juste une parenthèse permettez de moi de souligner aux médias le rôle important qu’ils jouent et je regrette qu’elle n’en ait pas fait autant pour le centre d’appel des 3 Suisses, basé lui aussi dans le 8ème arrondissement et qui a laissé 80 salariés sur le carreau dans l’indifférence la plus totale, parenthèse fermée).
Grâce donc au combat qu’ils ont mené tout l’été un repreneur potentiel aurait été trouvé.

Hier Marie-Françoise Palloix, qui a combattu à leur côté sans relâche, Francis Allouch et moi-même avons pu ainsi rencontrer Jacques Lehré, PDG d’Orion Chimie France.
Celui-ci malgré les obstacles (sabotage de l’usine alors que l’entreprise avait fait mettre dehors tous les salariés et fait installer une société de gardiennage) serait intéressé. Ces salariés qui jusqu’à présent réclamaient uniquement une prime de départ peuvent depuis hier espérer garder en fait leur emploi.

Cela serait une formidable issue pour ces salariés, leur famille et les habitants du quartier de la Madrague, dont l’usine fait partie intégrante de la vie.

Le combat continue…n’hésitez pas à les soutenir.


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Lire l'article de La Provence sur le sujet : visite du repreneur potentiel
Voici mon intervention lors de la séance du Conseil Municipal de Marseille du 29 juin 2009

Arrêté du compte administratif
Rapports n° 54 - CM 29/06/09

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Avant toute chose permettez moi de rappeler que les questions budgétaires sont loin d'être un simple jeu de rôles où M. Tourret (et dans quelques minutes M. Moraine) nous affirmeraient que la ville contrôle parfaitement la situation et mène une politique performante et efficace et où l'opposition s'apprêterait simplement à dire le contraire.

Non pour notre groupe il ne s'agit pas de cela mais bel et bien de tenir un langage de vérité sur les finances de la Ville qui engagent l'avenir même de celle-ci et de tous les marseillais.


C'est la raison pour laquelle en ce qui concerne le compte administratif, je ne m'en tiendrai qu'aux chiffres tous tirés de ce rapport.

 

Alors ces chiffres que disent ils ? Et bien que les dépenses d'investissement de 2008 (210,5 millions €) sont en diminution de 17% par rapport à 2007 (253 millions €). Elles sont aussi en baisse par rapport à 2006 ou elles atteignaient 224 millions.
Paradoxalement, les emprunts réalisés dans l'année sont en hausse (134,5 millions € en 2008 contre 132,8 millions en 2007).

 

Emprunter plus pour investir moins, cela veut dire simplement et logiquement que l'épargne de la ville est à nouveau en baisse, ce qui est un très mauvais signe.
Vous en avez vous-même certainement pris conscience puisque vous avez décidé, dés cette année, d'augmenter une nouvelle fois les impôts ménages de 4,9%.

Enfin, et c'est une grande première, le stock global de la dette est en diminution de ...0,1%; à ce rythme il nous faudra environ 900 ans pour nous désendetter complètement.

Ces chiffres là, vous ne pouvez les contester, car je le répète, ils sont tirés du document que nous avons en main. Ce sont donc les interprétations et les commentaires que chacun peut en faire qui sont aujourd'hui l'objet de nos débats.

M. Tourret, Adjoint aux Finances depuis des années, se sent obligé de dire publiquement que l'exercice 2008 est satisfaisant et que la situation est parfaitement contrôlée, ce que démentent assez clairement les chiffres que je viens de citer.

A l'entendre, j'ai quelques fois l'impression d'écouter ces grands dirigeants de banque qui nous expliquaient début 2008 que tout allait bien et que les risques étaient parfaitement contrôlés...
Bien sûr loin de moi l'idée de comparer la situation de la ville de Marseille à celle de la banque Dexia, mais je crois qu'il est extrêmement important de tenir un langage de vérité et de transparence aux citoyens, aux associations ainsi qu'au personnel communal.


Tous ces acteurs sont aujourd'hui confrontés à des hausses de tarifs, à des baisses de subvention ou à un manque de moyen flagrant dans de nombreux services communaux. Nous sommes en pleine austérité budgétaire « honteuse », sans aucun effort de pédagogie de votre part.

Pendant 14 ans, vous n'avez eu de cesse de dénoncer « l'héritage » de vos prédécesseurs ; c'est de bonne guerre. Mais vous auriez pu, Monsieur le Maire, vous auriez du ouvrir un grand débat sur nos finances.
De ce débat aurait pu être naître des consensus sur les mesures de redressement à envisager. Ces choix courageux, beaucoup de responsables les auraient compris et les auraient acceptés. Mais vous avez préféré ignorer cette voie de bon sens pour bercer les marseillais de discours enflammés sur le renouveau de la ville et son boom immobilier. La conjoncture, vous le reconnaitrait est, hélas, moins porteuse aujourd'hui et les problèmes sont toujours là.

Bien sûr, nos concitoyens ont besoin de rêver, mais malheureusement, nous ne jouons pas à la roue de la fortune.

Notre situation financière et budgétaire n'est objectivement pas bonne et de nombreux éléments nous manquent encore pour en apprécier complètement la réalité.

 

Qui connaît le montant total des engagements de la ville vis à vis de ses satellites comme Marseille Aménagement ou HMP, sociétés confrontées à d'importantes difficultés ? Qui mesure les risques liés à notre endettement en emprunts structurés ? Qui évalue enfin les coûts futurs des contrats de Partenariat Publics Privés (les fameux PPP) ou des Délégations de service public dont la ville, faute de marges de manœuvre, commence à en faire un usage immodéré ?

Voici des années, Monsieur le Maire, que nous vous demandons de présenter à notre assemblée une véritable prospective financière et un plan pluriannuel d'investissement affichant clairement vos priorités ainsi qu'une programmation cohérente et chiffrée des grands investissements.
Quasiment toutes les grandes villes de France le font, quelle que soit leur couleur politique quelle que soit leur situation financière. 


Marseille, une nouvelle fois, fait exception à cet exercice de transparence et nous devons nous contenter ici des seules explications doucereuses de M. Tourret et des satisfécits enthousiastes de M. Moraine.

Dans l'esprit d'une gouvernance « apaisée », nous ne pouvons que déplorer ce refus incompréhensible de vous livrer à cet exercice de vérité.


Je suis persuadée que de nombreux membres de votre majorité sont eux mêmes demandeurs d'un tel débat pour comprendre enfin quelle est la situation réelle de notre ville.

 

Dans l'attente, nous nous abstiendrons donc sur le vote de ce compte administratif. 

 

Groupe « Faire gagner Marseille » – Conseil municipal du 29/06/2009


Comme chaque année, la Marche des fiertés lesbiennes, gay, bi et transsexuelles de Marseille s'est déroulée sous un soleil de plomb. La marche avait pour thème "Marcher pour ne pas oublier", tout un symbole quand on fête cette année le 40ème anniversaire des événements de la révolte homo de Stonewall* (New York) en 1969.

La marche a été précédée d'une cérémonie du souvenir au monument de la Déportation pour honorer "toutes les victimes de l’homophobie". Ce moment de recueillement réuni de plus en plus de participants et je m'en félicite. Patrick Mennucci, Karim Zéribi, MIchèle Trégan, Christophe Lopez, Jean-Marc Coppola et Antoine Rouzaud étaient aussi présents à mes côtés.


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* Dans la nuit du 27 au 28 juin 1969, dans un bar homosexuel de Greenwich Village, le Stonewall Inn, une émeute éclatait entre la police et la clientèle, qui allait durer cinq jours. Ces émeutes et la manifestation déclenchée, sorte d'ancêtre de ce que seront les Gay Pride, marquent une étape clé dans l'émancipation des homosexuels, lesbiennes et transsexuels.
En France, la première marche a eu lieu le 4 avril 1981, suivie en août 1982 de la dépénalisation de l'homosexualité.
 
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