Voici mon intervention lors de la séance du Conseil Municipal de Marseille du 30 juin 2008
Bilan des cessions et acquisitions de la ville
Rapport n° 118 - CM 30/06/08
Monsieur le maire, chers collègues,
Comme la loi vous l’impose, vous soumettez aujourd’hui à notre assemblée le bilan des acquisitions et des cessions immobilières effectuées par la ville ou par ses établissements publics.
Ce document comporte un certain nombre d’éléments intéressants, entre autres le montant extrêmement important des cessions qui ont atteint plus de 84 millions d’euros en 2007 dont 65 millions de
vente à la SOGIMA. Mes collègues de l’opposition avaient contesté en son temps le bien fondé de cette opération. Vu les augmentations de loyer qui ont été appliquées ensuite aux locataires, je
reste persuadée qu’ils avaient parfaitement raison de contester cette vente…
Bien évidemment, vu la situation financière, que Patrick Mennucci, a rappelée tout à l’heure, cette vente pouvait sembler intéressante pour la ville car elle apportait un peu d’argent frais. Mais
ce sont autant de loyers qui ne seront plus jamais encaissés et je ne suis pas sûr que le contribuable sera gagnant sur le long terme. En tout cas, et à coup sûr, les locataires
« transférés » à la SOGIMA ne le sont pas…
Concernant ces cessions de biens immobiliers, je crois savoir qu’elle provoque souvent des critiques de la part de votre opposition qui a du mal à comprendre la logique de telle ou telle vente
ainsi que les prix demandés à certains acquéreurs. Des appartements en bon état ont été vendus à 1000 € le m2 et des terrains à bâtir ont été eux aussi vendus à des prix largement en dessous du
marché.
Bien sûr vous allez me répondre que vous suivez généralement l’estimation des domaines, mais en matière de vente, cette estimation est purement indicative et personne ne vous reprochera de céder un
terrain à un prix plus élevé surtout si celui-ci doit servir à une opération immobilière strictement privée…
Je suis persuadé que ces critiques seraient beaucoup moins justifiées si les procédures d’acquisition, et surtout de ventes, étaient complètement transparentes ce qu’elle ne sont pas à l’heure
actuelle.
Je crois savoir que ces ventes sont examinées et entérinées par un groupe d’élus et de fonctionnaires, groupe appelé « commission foncière » et auquel aucun élu de l’opposition
n’est admis à siéger. Comme vous le savez, M. le Maire et chers collègues, l’opposition a, de droit, des membres à la commission d’appel d’offres et j’ai du mal à comprendre pourquoi elle ne
siègerait pas dans une structure dont les choix « pèsent » souvent des dizaines de milliers voir des millions d’euros.
Je vous demande donc, M. le Maire, au nom de la transparence et du « nouvel état d’esprit » que vous avez revendiqué le lendemain de votre élection, de permettre à l’opposition de
participer aux délibérations de cette « commission foncière ». Votre accord sur cette demande sera le témoignage concret de votre volonté de voir l’opposition mieux informée et mieux
associée à cette « nouvelle gouvernance » que vous avez appelée de vos vœux.
Je vous remercie donc de répondre très concrètement à cette demande.
Groupe « Faire gagner Marseille » - Conseil Municipal du 30 juin 2008
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