Le chômage ne baisse pas, sauf dans les statistiques officielles, la précarité se répand, le nombre de Rmistes a augmenté de plus de 250 000 depuis 2002. 70 % des embauches se font avec des CDD et de l’intérim. Et comment travailler plus quand tant de jeunes et de moins jeunes voudraient travailler tous ?
La lutte contre la précarité au travail sera une des priorités du mandat de Ségolène Royal.
Pour cela, elle propose de:
- Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier
quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de
délocalisation.
- Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonctionde la nature des contrats de travail, et supprimer le CNE pour faire du CDI la règle.
- Développer la négociation collective à tous les niveaux et sur tous les thèmes,
notamment sur les questions d’organisation du travail, de conditions de travail, d’aménagement du temps de travail, de pénibilité, de temps partiel subi.
Sur les 35 heures, notre candidate propose d'ouvrir les négociations pour déterminer comment on peut consolider cet acquis et réduire ses effets négatifs pour les ouvriers et les employés.
Depuis plusieurs années, Jean Claude Gaudin et le gouvernement ont lancé un projet dit « hôpital 2007 ». Ce projet a pour but de réorganiser les hôpitaux et l’offre de soins sur Marseille. Ce qui aurait pu permettre le développement de l’hôpital public et l’amélioration des soins pour tous les marseillais se traduit en réalité par la privatisation et la marchandisation de la santé d’une partie des marseillais, en particulier dans nos quartiers sud.
Prenant prétexte qu’il y a déjà beaucoup de cliniques privées dans le sud de la ville, le maire a décidé,sans concertation réelle et démocratique avec la population, de mettre fin au développement de l’hôpital sainte marguerite en le spécialisant sur le long séjour et la psychiatrie. Tout le reste est sacrifié, y compris le service des urgences pour lequel il faudra donc aller jusqu’à la conception pour les adultes et la Timone pour nos enfants; la seule alternative étant l’hôpital privé et confessionnel de saint joseph où toutes les mutuelles ne sont pas reconnues.
Mardi 3 Avril une équipe de chercheurs de Luminy a découvert un moyen d’améliorer la transfusion sanguine. C’est par ses relations avec la recherche que l’hôpital public rend possible l’application de ces découvertes et la mise au point des meilleurs traitements disponibles pour le plus grand nombre. Les cliniques privées, pendant ce temps, se concentrent sur les maladies les plus rentables et les patients les plus solvables.
Ségolène Royal, quant à elle, propose un service publique de santé de proximité et de qualité ouvert à tous sans discrimination ainsi qu’un investissement massif dans la recherche pour garantir notre avenir.
Ségolène Royal s'engage à demander au niveau de l'Union Eurpéenne "que les dépenses publiques de Recherche & Développement ne soient plus inclues dans les critères du pacte de stabilité et de croissance". Elle souhaite également construire au niveau européen "des réseaux entre les laboratoires et les établissements et [développer] des collaborations transfrontalières". Les grandes orientations de la recherche seront définies "sur la base d'un débat parlementaire et de l'avis d'un Haut conseil" dont les modalités de nomination devront garantir l'indépendance. Pour les "orientations sensibles", des "conférences citoyennes de consensus" pourront "précéder ces travaux".
Le doctorat devra être pris en compte "dans les reconstitutions de carrière, pour les trois fonctions publiques (État, territoriale, hospitalière)" et la reconnaissance de "l'expérience professionnelle" qu'il constitue devra devenir "un objectif prioritaire des discussions entre partenaires sociaux du secteur privé". Ségolène Royal veut aussi "réorienter" partiellement le crédit impôt recherche vers les PME ou le conditionner à l'embauche de docteurs. Elle proposera aux régions de "signer un pacte de l'innovation" et leur donnera "la possibilité (…) de soutenir directement des fonds d'amorçage".
"L'autonomie des universités doit être renforcée dans le cadre national et leur gouvernance rendue plus efficace." Ségolène Royal plaide pour un renforcement du rôle des PRES (pôles de recherche et d'enseignement supérieur) qui devront aussi s'intéresser "au niveau licence" et devront devenir "un lieu d'élaboration de l'ensemble de la carte de formation à l'échelle d'un territoire, concernant tous les établissements". Ségolène Royal estime donc que le PRES permet de poser "les premiers jalons" d'un rapprochement entre grandes écoles et universités.
Les missions de l'ANR seront "redéfinies" pour "développer une recherche plus ciblée", "inciter les collaborations entre secteurs public et privé" et "encourager les coopérations thématiques entre organismes de recherche". L'ANR "aura aussi pour vocation de préparer les équipes de recherche à mieux s'insérer dans la logique de l'espace européen". Quant à l'agence de l'évaluation, elle "dégagera des principes communs aux diverses instances d'évaluation et habilitera ces dernières".
Il faudra "débattre" de la baisse du service d'enseignement et faire en sorte que "la participation des chercheurs aux enseignements soit incitée et reconnue". Ségolène Royal veut "créer, dès le début du premier cycle, un suivi et une aide personnalisée des étudiants" notamment à travers un "système de tutorat".
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