Et voilà, je suis de retour après quelques semaines d'absence. Il est vrai que j’avais plus ou moins abandonné les gentils lecteurs de mon blog...
Nombreux savent que cette parenthèse était dû à un heureux événement avec lequel, on est obligé de prendre un peu de recul, pour profiter pleinement de ce bonheur. J’en profite d’ailleurs pour
remercier tous ceux qui ont chaleureusement fêté avec moi, cette nouvelle.
il faut bien se rendre à l’évidence, il est temps de rentrer car l’actualité se bouscule. Cette rentrée n’est effectivement pas comme toutes les autres.
Au niveau national d’abord, où
l'immense mobilisation du 7 septembre va faire sans nul doute réagir le Gouvernement sur son projet de réforme des retraites. Un gouvernement qui est en train de s’effondrer coincé entre
affaires, relents racistes et bilan catastrophique tant pour le social que pour la sécurité. A nous, les socialistes et la gauche, de montrer qu’enfin nous sommes prêts à prendre la relève et
l'Université d'été de La Rochelle fut un bel exemple.
Au niveau local ensuite. Depuis
quelques mois maintenant, autour du Président de la fédération du PS13 Jean-Noël Guérini, les élus socialistes de toutes les collectivités (Ville, communauté urbaine, département, région) se
réunissent régulièrement pour aborder les sujets qui concernent Marseille et auxquels nous devons apporter des réponses urgentes. Ainsi après avoir abordé la question des transports, du logement
social (je vous invite d’ailleurs à lire ma dernière
intervention sur ce sujet lors du dernier conseil municipal) ou de l’éducation, nous avons dernièrement discuté de Marseille capitale européenne de la culture en 2013. Nous devons être
vigilants car nous ne pouvons rater cet événement. Les retombées pour Lille lorsqu’elle fut capitale en 2004 montre à quel point c’est un moment important pour le Marseille de demain.
Enfin notre secteur (le 6ème et 8ème arrondissements de Marseille) n’est lui aussi pas en reste entre le projet de reconfiguration du Stade Vélodrome, le Tunnel Prado Sud, le stade René Magnac...
les raisons d’être mobilisé ne manquent pas tant ces projets modifieront la vie de notre secteur.
C’est pour toutes ces raisons et bien d’autres qu’il était temps pour moi comme pour nous tous de rentrer de la torpeur estivale, car ni les discours ni les vœux pieux nous font avancer, seul
l’action compte.
Alors à nos souliers !
Voici mon intervention lors de la séance du conseil municipal de Marseille, du lundi 21 juin 2010.
M. Le Maire, Mes chers collègues,
Avec ce rapport, vous montrez une nouvelle fois tout l’intérêt que porte votre municipalité aux difficultés de logement rencontrées par une immense majorité de marseillais.
Une parcelle de 4400m2 est propriété
de la ville dans le 8ème arrondissement qui compte, je le rappelle, moins de 7% de logements sociaux (soit 3 fois moins que ce qu’impose la loi SRU).
Votre municipalité décide de vendre cette parcelle très bien placée à un promoteur. Dans toutes les métropoles de France (Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse…) la mairie imposerait un quota de
logements sociaux de 20 à 40%. Et bien à Marseille, alors que 80% des habitants sont éligibles au logement social, on ne demande absolument rien en terme de logement bon marché à ce promoteur qui
fait ainsi une bien belle affaire.
Il semble, à lire le rapport, que l’on exige de ce promoteur qu’il construise les murs d’une crèche ce qui donne l’impression d’une contrepartie intéressante pour notre collectivité. Mais si on
lit l’ensemble du dossier, l’on s’aperçoit que ce local sera en fait revendu « brut de décoffrage » au futur gestionnaire de l’équipement à 2150 euros HT/m2, ce qui n’est pas à proprement parler
un cadeau…
Voilà un bel exemple de votre farouche volonté de développer les logements bon marché dans tous les secteurs de la ville !
Cette volonté, vous l’avez d’ailleurs aussi clairement affirmée voici quelques mois lors du Conseil d’Administration de Marseille Habitat dont j’ai pu me procurer le compte rendu. Il éclaire
parfaitement votre état d’esprit.
Alors que Marseille Habitat se proposait de faire une opération de logement social 5/7 rue Mery dans le 2ème arrondissement, vous prenez la parole pour dire (je vous cite) :
« au regard de la situation particulière de cet ensemble immobilier situé à côté du projet de l’Hotel de classe internationale (c’est l’Hotel Dieu), la Ville de Marseille demande à Marseille
Habitat d’en faire des logements intermédiaires garantissant un environnement de qualité dans ce site historique et non plus de logements sociaux » !
Dans votre esprit, le logement social est donc forcément laid et il s’adresse à une « clientèle » qui est incompatible avec la proximité d’un hôtel de luxe. En clair « chassons ces pauvres qui
pourraient gâcher la vue des clients de cet hôtel prestigieux » !
C’est une belle vision de la ville et de la mixité sociale que vous donnez ainsi à tous les marseillais. Chacun chez soi et Dieu pour tous !
M. Le Maire, votre discours sur le logement semblait avoir évolué depuis quelques temps, en raison du mécontentement exprimé par de très nombreux marseillais. Vos pratiques, comme en témoignent
ces deux exemples tout à fait concrets, restent malheureusement bien loin de ces discours généreux.
Votre politique immobilière est l’exact reflet de votre vision de la ville, façonnée avant tout par les exigences du marché. Imposer ou inciter la construction de logements bon marché à la Pointe
Rouge alors que le m2 est vendu en moyenne 3500 à 4000 euros le m2 (comme en témoigne un récent article de La Provence), ceci ne rentre pas dans votre logiciel de pensée !
Laisser construire des ghettos, de riches comme de pauvres, c’est évidemment la solution la plus simple, mais c’est aussi construire une ville morcelée et divisée. Mais pour que notre métropole
rayonne à l’extérieur, il faudrait avant tout qu’elle soit rassemblée et unie à l’intérieur. Avec votre politique de laissez faire, nous n’en prenons pas le chemin…
Hier soir, j’ai vécu avec une grande émotion ce titre de champion de France de
l’Olympique de Marseille mettant fin à dix sept ans d’une interminable attente.
En 1993, j’étais encore adolescente lorsque l’OM a conquis son dernier titre ; quelle joie hier soir de revivre enfin ces moments de liesse et de bonheur partagés par toute une ville !
Alors, un grand bravo aux joueurs, au staff de l’Olympique de Marseille et aussi à ce formidable douzième homme qu’est le public marseillais.
Pour comprendre et cerner les enjeux de ce conflit qui préoccupe chacun d’entre nous, j’ai reçu, jeudi dernier, en compagnie de Jean-David Ciot, 1er secrétaire fédéral délégué du
PS13 et Georges Gross, adjoint d’arrondissements à la mairie du 13/14, une délégation de l'intersyndicale des factrices et facteurs en grève du 8e arrondissement de Marseille.
La situation demeure préoccupante. En effet, la direction de La Poste envisage à la fois de supprimer 16 postes de tournées de distribution du courrier sur 88, mais aussi de réduire le
nombre de jours de repos des facteurs restant, malgré la charge de travail supplémentaire.
Je m’inquiète des conséquences que de telles décisions pourraient avoir sur les salariés de La Poste dans ce secteur et sur les habitants du 8e arrondissement : la qualité de ce
service public est aujourd’hui gravement menacée dans nos quartiers.
J'écris ici pour vous dire, qu’en tant qu’élue de cet arrondissement, je soutiens les nombreux grévistes (80%) dans leurs revendications plus que raisonnables: garder leurs jours de repos
normaux.
Jean-David Ciot, au nom du Parti Socialiste, s'est engagé lors de cette réunion à intervenir auprès des parlementaires socialistes des Bouches-du-Rhône.
Je crois en une médiation possible et invite la direction régionale de La Poste à répondre positivement à ces revendications, afin que les factrices et facteurs reprennent leur travail et
que les habitants du 8e arrondissement reçoivent leurs courriers de nouveau normalement.
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