Nous étions plus de 600 jeudi 24 mai 2012 à répondre à l’appel de la CGT pour soutenir la clinique mutualiste de Bonneveine et les centres mutualistes du département. C’est dans une ambiance
chaleureuse et surtout dans un esprit de solidarité rare de nos jours que j’ai pris la parole au nom de Jean-Pierre Mignard et du mien.
Voici la retranscription de mon intervention :
Je tenais à vous apporter ce soir tout mon soutien celui de Jean Pierre Mignard.
Bien sûr il est difficile par les temps qui courent de voir dans notre démarche, au vu du contexte, une démarche sans ambigüité.
Mais sachez que celle-ci s’installe dans une autre volonté, celle de ne plus accepter l’inacceptable à Marseille comme ailleurs.
Nous voulons, à l’image du nouveau gouvernement nous placer toujours du côté de la justice, de l’équité.
Défendre ce qui se rattache à nos valeurs et vous en faites bien évidemment partis. Au delà de l’absurdité de la situation du Grand Conseil de la Mutualité et de l’exigence qui nous est faite de
conserver la clinique Bonneveine et ses activités comme la lui-même souligné le rapport de l’IGAS.
Au delà de tout cela ce qui me
révolte c’est le non respect du personnel, le non-respect des patients.
Cette façon qu’ils ont de nous laisser et surtout vous, dans le doute, dans l’incompréhension. Ce mépris de la Ville de ne pas vouloir vous donner d’interlocuteur. Ce mépris du Maire et du Député
qui devrait pourtant tant chérir ce secteur.
Alors que Marseille est au point mort, il vous laisse mourir comme ils ont abandonné pas trop loin d’ici les salariés de Legré Mante.
Encore une entreprise non déficitaire qui faisait vivre un quartier mais également l’économie marseillaise.
Or, c’est aussi votre cas puisque la clinique n’est pas déficitaire alors pourquoi ne vous apporter aucun soutien, pourquoi à l’image des autres collectivités ne pas au moins soutenir
l’impérieuse nécessité de la tenue d’une table ronde pour essayer de trouver des solutions.
Votre clinique est le symbole d’une politique destructrice de nos acquis sociaux et du mépris que l’UMP a pu afficher pendant 5 ans à Marseille et ailleurs.
Tout le monde est confronté un jour ou l’autre à un problème de santé : pour un ami, un parent, un enfant, soi même.
La santé c’est aussi un investissement d’avenir comme le montre le projet alternatif que vous défendez. Mais l’accès aux soins c’est aussi un principe de justice qui révèle ce qu’est l’état d’une
société.
Elle est une marque de progrès, d ‘égalité, un moteur de notre développement économique. Votre clinique est vitale à plus d’un titre. D’abord parce qu’elle répond à toutes ces exigences.
Ensuite lorsque l’on sait qu’aujourd’hui 55% du montant des soins courants sont remboursés par la sécurité sociale.
Vous, vous saisissiez de ce problème inquiétant en offrant que des soins par des médecins conventionnés.
Nous le savons, il faut une approche territorialisée de la santé. Dans chaque bassin de population doit exister un pôle de santé et de soins de proximité.
Là aussi vous répondez encore une fois à cela dans ces quartiers qui sont dépourvus de tout activité hospitalière publique.
Enfin dernier point et non des moindres, vous effectuez des missions d’intérêt général et à ce titre vous ne devriez souffrir d’aucun, je dis bien, d’aucun défaut de financement.
C’est pour toutes ces raisons que nous vous avons aidé à porter votre dossier auprès de la Ministre de la santé et des affaires sociales.
C’est pour toutes ces raisons que nous vous défendons.
Cliquez sur le lien ci-dessous pour regarder la vidéo de la Réunion Publique du mardi 15 Mai 2012
http://www.facebook.com/photo.php?v=10150898904254536
Une France partagée entre
espoir…
Du premier tour des présidentielles, je tire une première constatation. Les citoyens sont nombreux à s’inscrire dans l’espoir du changement que porte la gauche aujourd’hui rassemblée autour de
François Hollande. Alors que pour la première fois depuis le début de la 5ème République, le président sortant n’est pas en tête à l’issue du premier tour, l’ensemble de la gauche progresse par
rapport aux résultats de 2007. C’est ainsi près de 10 points de mieux que les forces de gauche réalisent par rapport à la précédente présidentielle ! Autre signe d’espoir : l’importance
de la participation qui montre que les citoyens se sont mobilisés massivement et veulent être acteurs de la société qui se dessine en 2012.
… et colère.
La deuxième constatation est la persistance d’un vote d’extrême droite à un très haut niveau avec une progression continue depuis 30 ans. Mais ce qui est inquiétant c’est que le vote pour Marine
le Pen conjugue des votes et des réalités différents. Ils sont d’abord ancrés dans la contestation du système, de ses conséquences sociales terribles et autour d’un sentiment d’impuissance
et de désespérance face à un quotidien qui ressemble à un parcours du combattant ; contexte qui produit un décrochage entre la politique et une part grandissante de citoyens. Il est ensuite
ancrée sur une peur globale que nourrit une idéologie nationaliste, xénophobe et contre l’Europe. Reste bien sûr une extrême droite classique renforcée par la légitimité que Nicolas Sarkozy et
ses compères lui ont donné en reprenant ses thèses, son discours de division et de stigmatisation ! Bilan de cette attitude, le FN progresse et n’est en rien marginalisé mais au contraire
légitimé par l’UMP.
Le 6 mai, le rassemblement autour du changement !
Justice, éducation, laïcité, sécurité, égalité, culture… Le changement c’est redonner tout son sens à ce qui fait société, à tout ce qui permet l’émancipation individuelle et collective, à ce qui
permet au politique de retrouver ses marges de manœuvres. L’enjeu de la période est bien de solidifier un nouveau pacte républicain qui fédère notre peuple pour redresser la France,
restaurer la confiance en l’avenir et renouer avec le progrès.
Nous voilà dans la dernière ligne droite. Cette présidentielle nous l’avons préparée, attendue depuis les primaires. 17 ans,
une génération à attendre de voir de nouveau un Président de la République socialiste.
Bien sûr rien n'est fait et le traumatisme du 21 avril 2002 est à jamais dans nos esprits, mais la victoire est à notre portée.
On nous dit que la campagne est longue, je l’ai trouvé sérieuse. On nous dit qu’elle est ennuyeuse, je l’ai trouvé respectueuse au vu du contexte que nous subissons.
On nous dit qu’on aurait gagné, je dois avouer que jamais je n’ai eu autant hâte de changer. Le Président sortant est à l’encontre de tous mes principes, de tous mes idéaux.
De la santé à l’éducation, ce ne fut que casse sociale.
Des jeunes aux retraités, ce ne fut que division.
Du bouclier fiscal à la TVA sociale, ce ne fut qu'injustice.
Mais voilà, il ne nous reste plus qu’une semaine pour conquérir cette victoire.
Nous avons reçu de multiples personnalités, nous avons fait du porte-à-porte, nous avons tracté, collé, nous nous sommes réunis sur de nombreuses thématiques pour être à la hauteur des enjeux et
des attentes. Nous avons vécu des moments intenses pendant les meetings. Bref, comme d’habitude nous avons réuni nos forces et nous serons mobilisés jusqu’au bout car il est comme une évidence !
Nous sommes en train d’écrire l’histoire. Celle que nos parents nous ont racontée, celle que toute une génération veut construire. Nous nous battons pour une société plus juste, plus égalitaire,
plus solidaire, plus fraternelle, plus respectueuse. 31 ans après ce que d’autres générations ont fait avec François Mitterrand, nous reprendrons le cours du progrés auquel a mis fin la droite
depuis tant d'années.
Alors bien sûr toutes nos utopies, nos rêves ne seront pas comblées demain mais le changement commence et maintenant. Il nous faut redresser la République française et redonner tout son sens à la
démocratie. C’est pourquoi je vous demande d’aller voter ! Ne succombez pas aux sirènes du « ce n’est pas assez », « cela ne pourra pas aller mieux », « cela ne sert à rien ». Regardez en arrière
et voyez, voyez ce qu’à pu faire la gauche, ce qu’elle a construit depuis le Front Populaire et quelles sont les grandes réformes portées par la Droite : AUCUNE.
François Hollande a décliné ce que serait la première année de son action quand nous ne connaissons toujours pas les intentions du président sortant.
Ne laissez pas l’histoire s’écrire sans vous ! Vous avez le choix, c’est vous qui décidez ! Réalisons le rêve français énoncé par François Hollande , « cette possibilité donnée à chaque
génération de vivre mieux que la précédente ».
Ce jour est un jour précieux pour l’avenir de nos
petit(e)s marseillais(e)s.
Le comité départemental de l’Education Nationale se réunit à la Préfecture des Bouches-du-Rhône avec pour ordre du jour notamment la préparation de la rentrée scolaire 2012 dans le 1er degré.
Depuis des semaines et ces derniers jours en particulier, nos écoliers sont mis au ban de la République.
Les parents ont d’abord appris la fermeture des classes la veille des vacances scolaires. A croire qu’avec la droite les périodes d’été et de vacances sont toujours propices aux grandes lois ou
décisions importantes. Tout ceci s’est par ailleurs décidé sans aucune concertation avec les enseignants et syndicats des parents d’élèves.
La réponse de l’adjoint aux affaires scolaires de notre Mairie de secteur -à savoir que les parents se mobilisaient un peu trop tardivement- est alors un peu facile ! Quel mépris pour les
citoyens d’aujourd’hui et de demain.
Ensuite, je dois dire que je suis profondément choquée par la façon dont sont traités nos enfants et l’Education Nationale.
A l’école Grotte Rolland, on ferme une classe pour seulement deux élèves en moins. Alors qu’en 2013 il faudra, au vu des effectifs futurs, réouvrir une classe. Mais peut être que l’on veut
justement éviter cela.
Sur les quatre classes, trois seront ainsi à double niveau pour un effectif de 26.
Cela conduira inévitablement à la dégradation des conditions d’apprentissage pour les enfants et de travail pour les professeurs. D’autres activités qui faisaient de leur école, une école de
qualité, devront être inévitablement supprimées. Mais à cela on leur a répondu chiffres et toujours chiffres. Cela révèle l’absence de vision de l’avenir du quartier où de nombreux nouveaux
résidents vont arriver, et l’absence de vision territoriale car lorsqu’une classe ferme c’est un peu une école qui meurt et c’est alors un quartier qui s’éteint.
L’école maternelle Etienne Milan va quant à elle voir son effectif par classe passer à 30 élèves. Les autres inscriptions seront refusées pour être orientées vers d’autres écoles, je vous laisse
imaginer l’avenir réservé à cette école…
Avoir un nombre d’enfants si élevé en maternelle, c’est considérer que les professeurs ne sont que des changeurs de couches, comme l’avait dit un certain Ministre de l’Education. Aujourd’hui
150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification.
Or toutes les études prouvent que plus tôt un enfant est scolarisé, plus grandes sont les chances pour l’enfant d’avoir un parcours scolaire équilibré. Plus grandes sont les chances pour nos
enfants d’être demain des citoyens épanouis.
Marseille, 2ème ville de France subit la double peine : celle d’une ville délaissée par son Maire et ses élus UMP qui ne se sont préoccupés à aucun moment de cette situation, alors que même
l’Inspecteur d’Académie reconnaît qu’il n’avait jamais connu une situation d’une telle ampleur, contrairement à toutes les autres villes de France.
Double peine avec ce gouvernement UMP qui n’a de cesse de vouloir détruire le service public. En supprimant 77 000 postes dans l’Education Nationale depuis 2007, le gouvernement a ainsi affaibli
durablement l’école.
Or sans une école de qualité comment pouvons nous promettre un avenir meilleur pour nos enfants ! C’est pourquoi François Hollande a fait de l’école et de la jeunesse une des priorités dans
la campagne. Il s’est engagé à créer 60 000 postes sur 5 ans. Dés son élection, des mesures d’urgence seront prises pour remettre là où c’est nécessaire des professeurs, des éducateurs, des
auxiliaires de vie, des RASED. Nous mettrons ainsi plus de personnel dans les écoles maternelles pour que plus d’enfants soit scolarisés comme nous mettrons plus de personnels encadrant pour les
classe de CP et CE1 car cette période est essentielle dans l’apprentissage.
Parce que nous savons qu’il est plus que difficile financièrement pour les parents de faire appel à un mode de garde privé, tout enfant ayant trois ans devra être scolarisé si le ou les parents
le souhaitent.
Depuis 10 ans, le taux de scolarisation des moins de trois ans n’a cessé de baisser. Il y a dix ans un tiers des enfants de moins de trois ans était scolarisé aujourd’hui ils sont moins de 10%.
Nous voulons donner à chacun le plus bel espoir qui puisse exister : le droit à l’avenir, nous ne voulons pas lutter contre l’échec nous voulons que chacun puisse réussir !
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