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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 16:31

6 décembre 2015 : les militants socialistes du 6ème arrondissement de Marseille finissent d’assurer le dépouillement des bureaux de vote. Les résultats sont à la hauteur des efforts qu’ils ont fourni sur le terrain avec détermination durant toute la campagne : la liste conduite par Christophe Castaner fait de très bons scores dans les bureaux du 6ème et récolte 26% des suffrages, augmentant même le nombre de voix qu’avait fait la liste conduite par Michel Vauzelle en 2010 ; sans compter que s’il y avait eu l’union de la gauche, nous aurions été en tête. Cela confirme l’espoir engendré par le résultat des départementales suite au travail de proximité qui avait permis de montrer que lorsqu'on met en pratique la volonté de faire de la politique autrement, avec conviction, sans démagogie, sans compromission, pour des valeurs et des idéaux, les citoyens répondent présents.

Mais la désillusion va vite frapper ces militants lorsqu’ils apprennent le score régional qui impose au PS de retirer sa liste pour le second tour des régionales face à la menace de voir Marion Marechal Le Pen devenir présidente de la région PACA. Il y a ce soir là comme un sentiment de déjà vu. Pourtant à la différence du 21 avril 2002, on savait que le score du FN serait très élevé, c’était annoncé même si les militants se sont battus pour inverser la tendance. Mais ce n’est pas une tendance, c’est la récolte de ces graines qui ont germé d’années en années. Mais que s’est-il passé durant toutes ces années ?

Nous avons observé la montée de l’extrême droite et le discours politique sur le FN n’a pas changé. Un discours moralisateur contre un vote protestataire. Mais ce discours a toujours un temps de retard sur celui de l’extrême droite. Il ne s’agit plus d’un vote protestataire depuis bien longtemps. Il ne s’agit pas non plus d’une adhésion aux idées xénophobes, racistes et antisémites du FN. Ceux qui se tournent vers l’extrême droite le font parce que son discours tend un miroir dans lequel ils reconnaissent leur expérience sociale : la fragilisation du lien social, la croissance de leur vulnérabilité, l’imprévisibilité du lendemain. Ce qui les lie c’est le sentiment d’une inexorable dégradation des conditions de vie. Un sentiment que nourrit la dégradation des liens de sociabilité. Le FN se nourrit ainsi de la désespérance sociale, de la peur du déclassement et de la convergence des exclusions. Pourtant seules des actions concrètes pour réinventer ou renforcer le vivre ensemble partout où il est mis à mal, permettront de remédier à ces maux de notre société. En aucun cas c’est le projet du FN qui est structuré sur la division, la stigmatisation et encore plus d’exclusion.

On comprend bien la stratégie de l’extrême droite : renforcer les conditions de son expansion une fois au pouvoir en détruisant définitivement le lien social pour isoler les citoyens, nourrir le repli sur soi et le sentiment de fragilisation.

C’est pour cette raison que le PS a décidé de retirer sa liste. Cette décision est difficile pour tous les militants de gauche et bien au delà pour tous ceux qui se retrouvent dans les valeurs de gauche. Le PS a pris cette décision de désistement pour faire barrage au FN dans les régions où nos listes étaient distancées et qu'il y avait un vrai danger de victoire de l’extrême droite. La droite elle, a décidé de se maintenir quoi qu'il arrive. En réalité il n'y a rien d'étonnant à ça car comme l'a dit Gilles Deleuze : “Etre de gauche c’est d’abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi ; être de droite c’est l’inverse”. Oui c'est bien là ce qui fonde notre engagement : penser d'abord aux conséquences de nos actes pour la société avant de penser aux intérêts de notre famille politique.

C’est pour cela que nous devons tout faire pour ne pas laisser la stratégie de l’extrême droite atteindre un point de non retour. Le temps est à la résistance ! Cela commence par faire barrage au FN lors du second tour des régionales ce dimanche 13 décembre. Mais nous ne devons pas nous arrêter là, nous devons nous mobiliser pour faire barrage à cette stratégie sur la durée. Il est temps de réveiller le collectif qui seul peut être une réponse efficace et durable. Il est temps de mettre un terme aux logiques de court terme, aux intérêts personnels qui nous empêchent de bâtir une véritable ambition collective. Il est temps de créer les conditions d’une véritable mobilisation citoyenne.

Si nous ne voulons plus revivre de 21 avril ou de 6 décembre, cette mobilisation citoyenne ne peut pas surgir seulement au moment des élections, comme si la démocratie devenait un jeu de roulette russe. Cette mobilisation citoyenne doit être permanente pour reconstruire, de toutes les manières possibles, chaque bout de lien social qui sera détérioré. Nous devons réinventer le vivre ensemble partout où il est mis à mal. Nous devons saisir chaque temps d’échange, chaque espace de réflexion citoyenne, chaque occasion d’action collective pour aller dans ce sens. C’est ainsi que nous gagnerons la bataille des idées, c’est ainsi que la gauche pourra à nouveau rendre audible un projet politique et c’est ainsi que nous ferons reculer l’extrême droite.

Pour cela nous devons repenser totalement cette manière de faire de la politique qui conduit aux résultats que nous connaissons. Nous devons recréer du collectif là où les logiques personnelles écrasent la réflexion citoyenne. Nous citoyens engagés, nous militants qui sommes tous des responsables politiques, ne devons jamais céder aux sirènes médiatiques. Nous devons agir, il y a urgence, agir au nom de ce qui nous a poussés un jour à nous engager et ne pas en dévier. C’est ainsi que nous ouvrirons un nouveau chapitre pour changer la donne, pour que ces graines qui ont germé d’années en années ne portent pas leurs fruits, pour redonner tout son sens au collectif, au vivre ensemble, à notre démocratie.

Published by Nathalie Pigamo
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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 14:57
Pour une métropole solidaire

Le 28 août 2015, le décret relatif à la création de la métropole Aix-Marseille a été publié au journal officiel. Même si certains aspects sont encore à expliciter, les Marseillaises et les Marseillais en ont saisi les enjeux, notamment pour notre ville. Cette entité qui regroupe six établissements publics de coopération intercommunale, et qui verra le jour le 1er janvier 2016, est en effet l'unique chance de permettre à notre ville de rattraper son retard et de développer ainsi son potentiel en tant que deuxième ville de France et de capitale en devenir.

Suite au vote qui s’est déroulé au Conseil Municipal d’aujourd’hui, je viens d’être élue conseillère communautaire avec Stéphane Mari, Nadia Boulaisneur, Eric Scotto, Muriel Prisco, Roland Cazzola. Je suis heureuse de rejoindre ainsi le groupe socialiste pour défendre une métropole solidaire. C’est avec fierté mais aussi responsabilité que je m’engage dans ce défi.

En effet, comme il l'a fait au moment de la construction de cette métropole, le parti socialiste sera vigilant sur les directions que celle-ci prendra car elle représente l'espérance pour tous les habitants qui attendent que notre territoire se renouvelle et se modernise pour être plus attractif et mieux partagé.

Attractivité économique, culturelle et touristique, accès à la mobilité pour tous ainsi qu'à des équipements intercommunaux de qualité… Voilà quelques exemples des enjeux qui nous attendent.

Lors de sa visite, le Premier Ministre a annoncé un engagement massif pour accompagner le développement du territoire de la nouvelle métropole Aix-Marseille-Provence. Les élus locaux doivent maintenant saisir l’opportunité de cette métropole pour faire preuve de volonté politique et d’ambition collective afin de bâtir une métropole solidaire au service de nos territoires et de tous leurs habitants.

Published by Nathalie Pigamo
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 01:35

Les urnes viennent de livrer leur verdict. Malheureusement et pour une poignée de voix le second tour nous échappe. Je veux avant de développer mon propos remercier l'ensemble des électeurs qui m'ont accordé leur confiance. Ces suffrages qui se sont portés sur notre candidature pour le canton Marseille 11 sont une marque de confiance et une obligation pour l'avenir.

De cette campagne je tire deux enseignements :

Le premier, c'est que malgré un contexte compliqué, malgré un canton difficile, malgré une défiance vis à vis de notre formation politique et particulièrement ici dans les Bouches-du-Rhône, on voit que quand on fait de la politique avec conviction, sans démagogie, sans compromission, pour des valeurs, des idéaux et une farouche volonté de changer les choses, l'adhésion de la population est là et la victoire est possible. Et malgré tout ce qu'on entend, les valeurs de gauche ont de l'avenir, quand nous voyons le nombre de voix qu'elle a fait ce soir. Par notre combat nous avons montré que plus que jamais le changement est possible à Marseille, le désir du renouveau et de la politique autrement est présent.

Le deuxième c'est la responsabilité de la direction de la fédération des Bouches-du-Rhône : en ne désignant pas de candidat à la présidence, en jouant des jeux troubles avec des soutiens affichés de Jean Noël Guerini, la fédération du PS13 nous a compliqué la tache, et un nombre certain de défaites de ce soir sont à mettre à son crédit. Les conclusions devront être tirées et des changements devront intervenir.

Ce soir je me réjouis néanmoins d'une chose : le système Guerini est à genoux. Ses soutiens, les faux-socialistes qui se sont compromis avec lui ont ce soir connu de lourdes défaites. Je regrette que tous les acteurs de la gauche n'aient pas souhaité rejoindre ce combat et jouer l'union de la gauche que nous avions proposée.

Le temps de la reconstuction va enfin pouvoir commencer. J'y prendrai toute ma place.

Published by Nathalie Pigamo
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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 22:30

Jeudi 12 mars, Nathalie Pigamo et Sébastien Barles ont invité les Marseillaises et les Marseillais à échanger avec eux, avec les acteurs de notre ville, au restaurant le Jocker, sur le cours Julien, au cœur du canton Marseille 11, où ils sont candidats.

Dans une salle remplie de curieux, de citoyens qui veulent voir changer la politique du Conseil Général, Michel Pezet et Fréderic Rosmini, respectivement conseiller général et ancien député européen, ont ouvert la soirée. Chacun avec leurs mots ils ont déclaré leur plaisir d’être présents, de soutenir le combat de Nathalie Pigamo et Sébastien Barles et d’aider une nouvelle génération politique à émerger dans notre département.

Les premiers témoins appelés à s’exprimer furent, en binôme, Marie-Arlette Carlotti et Eugene Caselli. Ensemble ils ont exprimé l’importance que des conseillers généraux de gauche soient élus dans notre canton, des conseillers généraux qui refuseront la compromission et les petits arrangements comme ce fut de coutume ces dernières années au conseil général.

Après cette courte introduction par deux grandes personnalités de la politique marseillaise, la parole a circulé. Dans le désordre Bernard Ravet, principal dans un collège de notre ville ; Nouriati Djambae, conseillère communautaire ; Damien Brochier, militant associatif ; Eric Scotto, célèbre vendeur de musique ; Guy Benaroche, responsable local d’Europe Ecologie les Verts ; Hagay Sobol, cancérologue à l’institut Paoli Calmettes ; Nicole Thuet, militante féministe, qui est également intervenue au nom de la conseillère générale Janine Ecochard, et Gilbert Orsoni, Doyen de la faculté de droit, ont chacun exprimé leurs attentes et leurs plaisirs de voir de nouvelles personnalités se présenter aux suffrages des Marseillaises et des Marseillais.

L’éducation, le développement économique, l’écologie, le renouvellement des pratiques, la défense de la métropole Aix-Marseille Provence, la parité, l’égalité Femme-Homme et la formation furent les thèmes des interventions des différents orateurs.

Avant que Nathalie Pigamo clôture la soirée par un discours empli de conviction, Michel Pezet a pris la parole pour délivrer des mots qui ont frappé l’assistance par la hauteur de vue et l’émotion dont ils étaient chargés. La soirée s’est finie dans la convivialité autour d’un buffet où chacun a pu prolonger les discussions entamées par les interventions.

Et c’était bien là le sens de cette soirée : prendre un chemin qui devra se poursuivre au cours des prochaines années.

Published by Nathalie Pigamo
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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 19:32
Rassemblé(e)s pour oser: discours du 12 mars 2015

Par ce rassemblement citoyen et l’expression de vos diverses interventions nous répondons en partie, je n’en doute pas, aux attentes des gens. Pendant que certains prêchent la bonne parole et montrent leur biceps, nous avons voulu réunir un bout de Marseille, et non des moindres, celui d’acteurs à l’image de la diversité de notre ville. Des acteurs engagés de différentes manières mais avec la même détermination.

Ce n’est pas un hasard si j’ai choisi que l’on se retrouve ici au cours julien. Car ici nous retrouvons les symboles du Marseille d’hier et de demain. Ici se retrouve le mini Marseille que nous aimons, l’endroit du vivre ensemble que nous rêvons, l’espace de solidarité, d’originalité et de créativité que nous défendons. Ce n’est pas anodin, si ici les résultats du FN sont parmi les plus faibles de Marseille. Car ceux qui veulent faire leur nid sur l’opposition et la stigmatisation, se heurtent ici à l’inaliénable volonté de créer du commun.

Tout ceci est porté de main de maître par une jolie association, ses responsables disent d’elle qu’elle est une jeune fille de 23 ans. Et c’est bien à cette jeune fille que nous voulons dire d’y croire, de ne pas abandonner, de ne pas se laisser faire, de ne pas croire que le clientélisme et l’inertie sont les fondements de la société dans laquelle elle vit et qui l’empêche tout comme notre ville de s’épanouir.

La politique autrement c’est possible. La nouvelle gauche c’est possible et nous la construisons. Du neuf à gauche ! Et à ce titre je remercie EELV d’avoir fait confiance à certains d’entre nous pour construire cette nouvelle gauche. Être élu n’est pas un passe-droit mais une responsabilité vis-à-vis des citoyens. C’est pour ça que nous aimons avec Sébastien l’action politique, et que je suis déterminée à porter cet espoir qu’aujourd’hui les Marseillaises et les Marseillais expriment. Face à la débrouille aux arrangements aux compromissions nous répondrons transparence, critérisation, démocratie, réglementation, innovation, métropole. Notre société ce n’est pas celle de Vassal, notre société ce n’est pas celle de Guérini qui se mélangent entre eux comme des frères siamois, et dans l’ombre, font le jeu de l’extrême droite. D’ailleurs, Mme Vassal nous attendons toujours une position claire sur l’extrême droite dont deux de vos élus ont encore franchi le cap.

Face au populisme nous répondrons clarté, sens politique, rassemblement. Les murs en face de nous sont certes solides mais certainement pas indestructibles !

Les 22 et 29 marsprochains nous serons amenés à nous prononcer sur l'avenir de nos quartiers, de notre ville et de notre département. Nombreux sont ceux qui attendent et espèrent un changement. D’autres sont tentés par la résignation, le doute, la colère. Dans cette campagne et par ma candidature en binôme avec Sébastien, nous voulons répondre aux uns et convaincre les autres.

Je veux dire aux résignés qu’ils doivent comprendre que si demain ils ne vont pas voter, les mêmes continueront de faire régner les logiques clientélistes qui ont creusé le fossé entre les favoris de la cour et ceux qui en étaient exclus.

Je veux parler à cette jeune fille de 23 ans que je rencontre chaque jour et qui pense que la politique ne lui appartient pas alors qu’elle en est comme chaque citoyen le principal acteur. Nous avons besoin d’elle pour faire en sorte que le conseil départemental remplisse sa première mission : créer du commun dans notre société.

Le conseil départemental doit en effet, par la proximité de son action, développer une politique en faveur de tous mais aussi intervenir face aux difficultés quotidiennes de chacun. Ces missions essentielles à une vie collective apaisée où personne ne sera laissé au bord du chemin, n'ont jamais été assumées par les conseillers généraux sortants, Solange Biaggi et Maurice Di Nocera. Les endosser, c'est le sens de notre candidature.

Nous ne voulons pas, nous ne pouvons pas, laisser notre avenir dans les mains de l’ancien système. Bien sûr que la société dans laquelle nous vivons est déstabilisante mais c’est parce qu’elle marque la fin d’un cycle, la fin d’un temps, l’arrivée d’une nouvelle génération de femmes et d’hommes.

Je sais que ce soir je parle à des personnes pour qui le mot engagement signifie beaucoup de choses mais nous avons la responsabilité d’aller plus loin d’aller plus vite, d’aller plus fort parce que le danger règne que l’ancien système construise la société de demain et que le pire arrive.

Nous devons ensemble oser créer du commun et aller chercher cette jeune fille de 23 ans qui ne doit pas abandonner la volonté de prendre part à la construction de ce renouveau.

Les sociétés se sont toujours construites sur de grands combats, le notre c’est de redonner du sens aux mots liberté, égalité et fraternité.

Ces mots n’ont jamais autant raisonné dans ma tête qu’en ce moment mais il est plus que jamais urgent de leur donner corps ici, dans cette ville et ce département.

Liberté, et notamment de la presse qui doit vivre dans un contexte local où les obstacles s’accumulent, et où nous avons pourtant tant besoin. Besoin de vous vous Marsactu, vous le Ravi, vous LCM, vous La Provence qui êtes les acteurs de la démocratie et j’espère qu’à l’heure où je vous parle les citoyens sont présents autour de la Marseillaise qui se bat.

Egalité entre tous les citoyens, et cela passe par l’égalité de traitement des associations qui sont le poumon même de la vie citoyenne.

Fraternité dans ces endroits désertés de Marseille où le lien social n’a plus de sens. Car quand le lien social s’effrite, l’esprit civique se délite et la volonté de vivre « entre soi », donc à l’abri des autres, progresse inexorablement et favorise l’ancrage du vote pour le Front National...

Nous avons l’obligation de recréer du lien dans nos quartiers. Nous le ferons avec tous les moyens nécessaires, et par la culture notamment. La culture, elle met en exergue tous les atouts mais aussi toutes les faiblesses de Marseille. Elle montre toutes les ressources de notre ville dans ce domaine et dévoile Marseille l'ambitieuse, l'accueillante, Marseillaise l’heureuse, la fière et la populaire. Mais elle a aussi montré toutes les défaillances de la gouvernance actuelle en matière d’action politique. Dans nos quartiers, la culture pour tous ne sera plus une option mais une obligation. Nous rendrons aux jeunes tout l’espace nécessaire pour qu’ils s’approprient la vie de leurs quartiers.

Créer du lien, créer du commun, oui c’est bien le sens de notre démarche : rassembler les Marseillaises et des Marseillais pour oser dessiner notre avenir.

Alors oui je comprends le désarroi des résignés, y compris parmi les militants et sympathisants de gauche qui portent un engagement sincère et qui voient leurs valeurs trop souvent bafouées par ceux qui sont censés les incarner, vous qui faites partie de ces 70% de marseillais qui souhaitaient le changement et qui se retrouvent aujourd’hui et depuis 20 ans avec Gaudin l’endormi.

Oui je comprends le fatalisme.

Mais non, non je ne lâcherai rien, on ne lâchera rien, car je vous promets de me battre à vos côtés pour que vive la démocratie, la solidarité et la liberté.

Je sais bien qu'impulser ce changement dans les Bouches du Rhône et à Marseille ne sera pas une chose aisée.

Mais je sais que nous avons des atouts et des ressources inépuisables. Et vous en êtes l’exemple ici ce soir !

Je sais qu’ensemble nous réussirons. Parce que nous oserons, osez !

Seul le prononcé fait foi.

Published by Nathalie Pigamo
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 18:52

Nous, candidats d'une gauche différente, d'une gauche rassemblée, éthique et renouvelée refusons de nous voir enfermés dans un duel entre M. Guérini et Mme Vassal.

L'un comme l'autre représentent une façon dépassée de faire de la politique dont les Marseillais ne veulent plus. L'un et l'autre ont su s'allier pour conserver leurs prés carrés. L'un comme l'autre sont les représentants d'une politique d'un autre âge, une politique conservatrice, anti-métropole, faite de petits arrangements et de compromissions.

Nous ne voterons ni pour l'un, ni pour l'autre et nous présenterons une nouvelle candidature qui porte nos valeurs à la présidence du conseil départemental et qui apportera le rassemblement et le renouveau dont nous avons besoin.

Alors que nous sommes aujourd'hui en campagne, sur le terrain pour proposer aux Marseillais un autre projet, une autre façon de faire de la politique, nous voulons dire aux électeurs que nous porterons le rassemblement, l'éthique et le renouvellement jusqu'à la présidence du Conseil départemental.

Signataires

Benoît Payan (candidat PS canton 1)

Nathalie Pigamo (candidat PS canton 11)

Gabriel Guaza (candidat PS canton 13)

Yannick Ohanessian (candidat PS canton 18)

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 22:13

Afin de mobiliser pour la journée internationale des droits des femmes, Sébastien Barles et moi-même, candidats sur le 11e canton de Marseille, avons animé le cours julien en début d'après-midi. 

 

Entourés d'une trentaine de militant(e)s et en présence de la députée de la 5ème circonscription des Bouches-du-Rhône, Marie-Arlette Carlotti, nous avons sillonné le cours julien en pouss pouss et en musique pour alerter les passants sur la journée du 8 mars. 

 

À notre arrivée à la sortie du métro Notre Dame du Mont, des militantes se sont regroupées pour former le mot ÉGALITÉ, alors que d'autres affichaient le même mot tout autour dans de multiples langues, en référence à la journée mondiale pour les droits des femmes.

 

En affichant des messages du type "meneuses, pas meneuses de revue" nous avons également dénoncé le message honteux de la municipalité qui n'a rien trouvé de mieux que d'organiser une revue de cabaret intitulée « Plaisirs » pour cette journée.

LES COULEURS DE L'ÉGALITÉ FEMME-HOMME SE SONT AFFICHÉES COURS JULIEN
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 22:59

Retour en images sur la dernière réunion au local de campagne - Boulevard Chave - en présence des candidats et de leurs suppléants. De nombreux militants des 5ème, 6ème et 10ème arrondissements de Marseille avaient fait le déplacement à l'invitation de Nathalie Pigamo et Sébastien Barles. La campagne est définitivement lancée avec des actions quotidiennes de tractage et porte-à-porte!

 

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 21:11

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 13:44

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Alors que les citoyens se sentent de plus en plus démunis, ignorés de leurs représentants, les forces progressistes seront-elles au rendez-vous des défis à relever ? Tandis que la rupture entre les citoyens et la politique semble consommée, quels sont les espaces d’intervention à (re) créer pour redonner tout son sens à la notion de démocratie dans toutes ses formes ?

Des problématiques au cœur des enjeux qui animent Marseille Réflexion Citoyenne et qui ont amené des femmes et des hommes de différents horizons, à réfléchir sur la nécessité et la manière de faire de la politique autrement. Un certain nombre de pistes sont ressorties lors de la dernière rencontre organisée par notre association le 29 juin dernier dont nous vous proposons ici de faire un retour non exhaustif.

Les différents intervenants ont notamment échangé sur les déceptions que suscite aujourd’hui la gauche, le devenir des initiatives engagées comme l’appel des 100 au niveau parlementaire, la manière de recréer une dynamique collective avec l’ensemble des composantes de gauche (EELV, PS, Front de Gauche…), la nécessité, sans omettre les critiques constructives, de ne pas tomber dans le « hollande bashing », l’importance de prendre en considération l’apport des différentes formes d’engagement (syndicales, associatives, citoyennes…) dans leur diversité, le besoin vital d’apporter de véritables perspectives aux jeunes qui se détournent aujourd’hui massivement de la politique ou de regagner la confiance de catégories populaires et de faire exister un véritable socle de gauche.

La conclusion de ce débat qui n’en est pas une, mais qui invite à poursuivre la réflexion, est que nous sommes à un carrefour de la politique, aussi bien au plan national que local. Les gens en ont assez, nous sommes arrivés au bout d’un cycle. La suspicion et la défiance ont atteint un niveau extrême dans l’opinion qui remet en cause tant la légitimité des élus que l’efficacité de l’action publique. Il est temps de procéder à un renouvellement profond aussi bien des personnes que des pratiques politiques. Il est temps de repenser, de relier la parole à l’action politique, de la reconnecter à la vie des gens afin lui redonner tout son sens. Cela impose de trouver les moyens de (re)mettre –si tant est qu’il l’a déjà été- le citoyen au cœur de l’espace public.
 
Faire de la politique autrement, ce n’est pas juste un changement de méthode, c’est mettre ce changement au service d’un projet politique. Il est temps de revenir aux fondamentaux, à ce qui fonde nos valeurs, notre engagement. Ces idéaux ce sont ceux du partage, du progrès, de la probité, de l’égalité.

Aujourd’hui, le fait est que la gauche est inaudible, mais si la critique est toujours constructive, nous devons prendre le recul nécessaire sur la situation sociale et économique pour bien envisager le projet politique qui nous rassemble. Il ne s’agit pas de défendre coûte que coûte l’action du gouvernement mais de faire preuve de pédagogie pour le replacer dans son contexte et dans la situation désastreuse dans laquelle se trouve notre pays. Il ne s’agit pas non plus de ne plus susciter d’espoir, mais d’ancrer notre discours dans les étapes à venir tout en ouvrant le champ des possibles

Face à la désespérance et au danger du FN, surtout ici dans notre région, il est de notre responsabilité de contrer le populisme en réaffirmant la légitimité de notre projet politique.

On entend souvent que le discours du Bourget c’était de fausses promesses, or celui-ci constitue ce vers quoi nous tendons : réaffirmer le pouvoir politique face à celui du marché. Nous ne devons jamais perdre de vue cet horizon, notre ligne de conduite, ce pourquoi on est de gauche.  Mais cela implique de construire les conditions de mise en œuvre de ce changement profond, et de rendre audibles les étapes intermédiaires.

De l’abolition de la peine de mort au mariage pour tous, le progrès est à gauche. Il le restera ou s’arrêtera. La Gauche a déjà concrétisé beaucoup d’avancées sociales et sociétales, et il reste encore beaucoup à faire : droit de vote des étrangers, non-cumul des mandats… Alors si on veut faire avancer la société, il faut donner les moyens à la Gauche de le faire. Mais la Gauche ne pourra le faire qu’en affirmant son projet, en l’expliquant et en suscitant une dynamique citoyenne.
 
Mettre en place une politique de gauche c’est compliqué, mais assumons ! Assumons notre responsabilité de susciter l’espoir tout en créant les conditions de le concrétiser. C’est comme ça que pourrons tendre vers notre idéal.

 

 

Published by Nathalie Pigamo
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