En mars 2008
J'ai été alertée récemment à propos des grandes difficultés que rencontrent les parents d'élèves de grande section des écoles maternelles d'Eydoux et Bergers (6ième arrondissement) pour inscrire leurs enfants en CP.
Je souhaite ici assurer les parents d'élèves de mon soutien le plus total afin que soit trouvée une solution dans les meilleurs délais. Celle-ci devra permettre que les inscriptions soient anticipées et que des solutions satisfaisantes pour tous soient mises en place au plus vite.
Je rappele ici que Jean-Noël Guerini et son équipe, au premier rang desquels François Franceschi, tête de liste pour les 6ième et 8ième arrondissements, ont pris des engagements forts en faveur de l'enfance. Citons ici la création de 3000 places en crèche, la diversification des lieux d'accueil des enfants pour répondre à l'évolution des modes de vie, la mise en place d'un dispositif "coup de pouce" pour donner à chaque petit marseillais toutes ses chances pour réussir sa scolarité ou encore une politique de réhabilitation et de construction d'écoles.
Une fois de plus, Nicolas Sarkozy suscite la polémique. Comme beaucoup de mes concitoyens, je suis aujourd'hui choquée par les récentes prises de position du chef de l'Etat.
En cherchant à contourner la décision du Conseil Constitutionnel, garant du respect de notre Constitution, relative à la loi sur la rétention de sûreté, M. Sarkozy méconnait gravement un fondement de notre République. Il s'agit là d'une atteinte sans précédent à l'Etat de droit, d'une dérive grave où le sensationnalisme l'emporte sur la raison.
La loi doit être l'expression de l'intérêt général et non l'objet de manipulations médiatiques, au même titre qu'un Président de la République doit être celui de tous et non un homme pratiquant un exercice du pouvoir confinant à la monarchie élective pour le plus grand bonheur de son clan.
Je m'associe ici à Robert Badinter pour dénoncer « une période sombre pour notre justice ». La loi relative à la rétention de sûreté constitue un « changement profond d’orientation de notre justice. [...] Après un siècle, nous voyons réapparaître le spectre de « l’homme dangereux » des positivistes italiens Lombroso et Ferri, et la conception d’un appareil judiciaire voué à diagnostiquer et traiter la dangerosité pénale. On sait à quelles dérives funestes cette approche a conduit le système répressif des Etats totalitaires. » (Robert Badinter, La Prison après la Peine, le Monde du 27/11/07)
Je demande solennellement à Président Lamanda, en tant que premier magistrat de France, d'exprimer son refus de donner suite à la demande présidentielle visant à contourner le Conseil Constitutionnel. Il en va ici de la stabilité et du sens de notre Etat de droit.
Je vous invite également à signer l'Appel contre l'instauration d'un enfermement sans fin sur présomption de dangerosité, lancé à l'initiative du GENEPI, du SNEPAP-FSU et du Syndicat de la Magistrature, que vous trouverez en cliquant sur le lien suivant : www.contrelaretentiondesurete.fr.






